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Algérie: début des consultations sur la révision de la Constitution

01/06/2014 08:25 EDT | Actualisé 01/08/2014 05:12 EDT

Les consultations sur la révisions de la Constitution algérienne, avec les partis politiques, les associations et des personnalités, ont débuté dimanche au siège de la présidence à Alger, a annoncé l'agence de presse APS.

L'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, chef de cabinet du président Abdelaziz Bouteflika, chargé de sonder ses interlocuteurs sur la révision de la loi fondamentale, a lancé ces consultations en recevant dans la matinée le président du Conseil national économique et social Mohamed (Cnes) Seguir Babès.

Une cinquantaine de partis politique, une trentaine de personnalités et une trentaine d'associations vont participer à ces consultations, que plusieurs formations politiques de l'opposition et personnalités ont en revanche décidé de boycotter.

Parmi ces personnalités figure Ali Benflis, adversaire malheureux de M. Bouteflika à l'élection présidentielle du 17 avril, qui a contesté la régularité du vote et refusé de reconnaître la victoire de son rival.

Selon lui, l'Algérie "vit une crise de régime" et non une "crise constitutionnelle".

Parmi les partis, le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP, islamiste) et le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD, laïc) ont refusé de répondre à l'invitation de M. Ouyahia.

M. Bouteflika avait déjà lancé au printemps 2013 un projet de révision de la Constitution, confié à un collège de cinq experts qui ont mené des consultations avec des partis et des personnalités avant de rendre leur copie en septembre.

Le texte soumis à la nouvelle concertation propose le retour à une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

Cette disposition figurait dans la Constitution de 1996 mais a été levée en 2008 pour permettre à M. Bouteflika de briguer un 3e puis un 4e mandat, malgré les séquelles d'un AVC subi en avril 2013, qui a réduit ses capacités de mobilité et d'élocution.

abh/fcc

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