POLITIQUE

Stephen Harper n'y va pas de main morte lorsqu'il parle de communisme

30/05/2014 10:24 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT
CP

TORONTO - Le premier ministre Stephen Harper est tombé à bras raccourcis sur les «démons du communisme», vendredi, lors d'une activité visant à recueillir des fonds pour un monument qui rendra hommage à ses victimes.

Lors d'un long discours aux convives du souper-bénéfice, M. Harper s'en est pris au président russe Vladimir Poutine et aux adeptes du communisme du passé.

«Pendant le 20e siècle, l'idéologie empoisonnée du communisme et ses pratiques impitoyables ont mené à des effusions de sang dans des pays un peu partout dans le monde, sur presque tous les continents», a déclaré M. Harper.

«Les résultats ont été catastrophiques. Plus de 100 millions de personnes ont disparu, un chiffre quasiment incompréhensible», a-t-il aussi fait remarquer.

L'objectif de la soirée était de recueillir des fonds pour «Tribute to Liberty» (Hommage à la Liberté), une organisation qui aspire à ériger, à Ottawa, un monument permanent à la mémoire des «centaines de millions» de victimes du communisme.

En 2010, dans le discours du Trône, le gouvernement conservateur avait fait part de son intention d'appuyer le monument.

Les futures générations de Canadiens, selon M. Harper, devront se faire rappeler que la paix a été acquise grâce à la lutte et au sacrifice.

Dans des termes rappelant l'époque de la Guerre froide, le premier ministre canadien a démoli le communisme et les idéologies oppressives ou même meurtrières.

«Le diable apparaît sous diverses formes et semble constamment se réinventer, a déclaré M. Harper.

«Mais peu importe comment ça s'appelle — nazisme, marxisme-léninisme, aujourd'hui, le terrorisme — l'objectif est le même : la destruction, la fin de la liberté humaine.»

Les Canadiens, a également déclaré le premier ministre, sont bien conscients de cette destruction.

«Nous ressentons cette douleur avec tant d'intensité parce que près d'un quart de tous les Canadiens ont soit été retenus captifs des chaînes du communisme, où sont les fils et les filles de ceux qui l'ont été.»

Il a de nouveau manifesté son soutien à l'endroit de l'Ukraine, et critiqué M. Poutine, affirmant que le président «est devenu plus à l'aise avec la confrontation», et que «l'expansionnisme et le militarisme» de la Russie menace la sécurité mondiale.

Le Canada, selon M. Harper, est devenu un refuge pour les gens tentant de fuir l'oppression.

«Au lieu du sombre déterminisme du communisme, ils ont découvert l'opportunité canadienne», a déclaré M. Harper, qui a aussi rendu hommage aux efforts de l'ancien premier ministre canadien Brian Mulroney, de l'ex-première ministre britannique Margaret Thatcher et de l'ancien président américain Ronald Reagan pendant la Guerre froide.

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