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Fusillade au Métropolis: Richard Henry Bain devra payer son avocat de sa propre poche

30/05/2014 12:38 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT
AP
Richard Henry Bain arrives at court in Montreal on Thursday, Sept.6, 2012. Bain, 61, the suspect in a deadly shooting at a rally following the election of Quebec’s new separatist premier was arraigned Thursday on 16 charges, including murder, attempted murder and possession of explosives. (AP Photo/Le Devoir via The Canadian Press, Jacques Nadeau) MONTREAL OUT

MONTRÉAL - L'homme accusé d'avoir ouvert le feu au Métropolis le soir des élections du 4 septembre 2012 au Québec devra finalement payer son avocat de sa propre poche.

Richard Henry Bain multipliait les procédures depuis plusieurs mois afin de refiler la facture au gouvernement, ou, du moins, se faire avancer des fonds qu'il aurait ensuite remboursés.

Son nouvel avocat a toutefois déclaré à un juge, vendredi, que l'entente avec le gouvernement était trop complexe et encombrante, et que les négociations avaient donc échoué.

Me Marcel Guérin a précisé qu'il s'était entendu avec son client et que celui-ci le paierait directement pour ses services, permettant à la cause de suivre son cours devant les tribunaux.

«Les propositions que l'on nous a faites allaient totalement appauvrir M. Bain», a expliqué l'avocat lors d'un point de presse au palais de justice de Montréal, en disant avoir préféré parvenir à une entente avec son client, plutôt que devoir s'en remettre au gouvernement.

Selon Me Guérin, la proposition de l'État impliquait entre autres la vente des chalets de l'accusé, et venait multiplier les étapes administratives pour se faire verser un salaire, par exemple. «J'aurais passé la moitié de mon temps à m'occuper de l'administration et à demander des permissions.»

Le procès de Richard Henry Bain doit se mettre en branle le 19 janvier 2015. Le choix du jury est prévu pour la semaine suivante.

L'homme a été accusé de meurtre prémédité à la suite de l'attaque survenue au Métropolis, où la première ministre élue Pauline Marois célébrait la victoire électorale du Parti québécois devant des centaines de militants.

Un technicien de scène, Denis Blanchette, est tombé sous les balles ce soir-là, et l'un de ses collègues, David Courage, a été blessé.

Richard Henry Bain fait également face à plusieurs chefs d'accusation relativement à la possession d'armes à feu et d'autres en lien avec l'incendie qui a éclaté derrière la salle de spectacle montréalaise.

Le juge a proposé de scinder la cause en deux et de faire ainsi porter l'un des procès sur le meurtre et les tentatives de meurtre.

Me Guérin croit par ailleurs que l'ensemble des démarches préparatoires auront été complétées avant le début du procès, en janvier. «Vous savez, c'est un dossier de meurtre comme les autres. Ce qu'il y a de spécial, c'est le lieu où ça s'est passé. Ce n'est pas si différent d'un autre dossier de meurtre», a-t-il déclaré.

«Et vous avez vu M. Bain, maintenant? Il semble serein; tout va bien», a poursuivi l'avocat, en notant un changement d'attitude de l'accusé, connu pour ses accès de colère en cour.

L'avocat doit préciser à la mi-juin s'il ira de l'avant avec une demande de cautionnement pour son client, disant avoir d'abord besoin de consulter la preuve, qu'il devait recevoir plus tard vendredi.

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