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Le pétrole pénalisé à New York par des prises de profits avant le week-end

30/05/2014 03:07 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole coté à New York ont clôturé en baisse vendredi, pénalisés par des indicateurs en demi-teinte sur l'économie américaine et quelques prises de profits avant le week-end.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet a perdu 87 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 102,71 dollars.

Les cours ont reculé dans un marché "aux volumes modérés", "probablement victimes de liquidations de positions à la hausse avant le week-end", selon Tim Evans de Citi.

La veille, le baril new-yorkais était nettement monté, de 86 cents, dans la foulée d'un rapport sur les stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis montrant un recul surprise des réserves d'essence et une forte baisse des stocks à Cushing, Oklahoma, où est entreposé l'or noir servant de référence au WTI.

Mais "on entend dire que les réserves de Cushing pourraient regonfler au cours du second semestre", a indiqué Tim Evans.

Le document du département américain de l'Energie a aussi montré une augmentation plus forte que prévu des réserves de brut dans le pays, à 393 millions de barils, soit tout près de niveaux records.

Les acteurs du marché ont par ailleurs tenté de discerner les conséquences sur la demande en brut d'une série d'indicateurs américains contrastés.

Les revenus des ménages ont continué de progresser en avril mais leurs dépenses de consommation ont baissé sur la même période pour la première fois depuis un an (-0,1%), surprenant les analystes qui tablaient sur une hausse de 0,2%.

L'activité économique de la région de Chicago a en outre connu une hausse surprise en mai mais, signe moins positif, le moral des ménages américains établi par l'Université du Michigan a légèrement baissé ce même mois par rapport à avril.

Sur le front géopolitique, les investisseurs continuent de surveiller de près la situation en Ukraine.

L'est du pays reste en proie à des combats de plus en plus meurtriers entre les rebelles prorusses et les forces ukrainiennes. Mais, signe d'apaisement, Kiev a aussi fait un premier pas pour éviter un conflit gazier avec la Russie en réglant une partie de sa dette, préalable exigé par Moscou avant toute discussion sur les prix.

Les acteurs du marché craignent un dérèglement de l'approvisionnement du marché européen de l'énergie, car environ 30% des importations de gaz et de pétrole européennes proviennent de la Russie, et la moitié des importations en provenance de Russie transitent par l'Ukraine.

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