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Cambodge: prison avec sursis contre des militants et ouvriers textile

30/05/2014 06:41 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT

Un tribunal au Cambodge a condamné vendredi à une peine de prison avec sursis 23 militants et ouvriers du textile arrêtés lors de la répression sanglante d'une grève dans ce pays qui fournit de nombreuses marques internationales.

Attendus par des centaines de sympathisants, dont des moines bouddhistes, ils ont pu sortir libres du tribunal de Phnom Penh, après avoir passé plusieurs mois en prison, depuis leur arrestation début janvier, malgré les appels pour leur libération.

"Bien que nous saluions leur remise en liberté, nous déplorons qu'ils aient été condamnés", a réagi Am Sam Ath, de la Ligue cambodgienne de défense des droits de l'Homme (Licadho).

Les 23 militants et ouvriers ont été condamnés à des peines de prison avec sursis de un an à quatre ans et demi. Ils risquaient cinq ans de prison ferme, notamment pour violences volontaires.

Début janvier, au moins quatre civils avaient été tués lorsque la police avait ouvert le feu sur des ouvriers du textile en grève qui réclamaient un doublement du salaire minimum, à 160 dollars par mois (117 euros).

Cette affaire avait suscité des inquiétudes quant à la politique répressive du Premier ministre cambodgien Hun Sen face au mécontentement des ouvriers du textile, secteur clef du pays.

Lundi, une réunion a été organisée entre des marques comme Puma, Gap et Nike, des représentants syndicaux de IndustriALL Global Union et des responsables du gouvernement.

Le syndicat assure que "pour la première fois", les grandes marques sont prêtes à accepter des hausses de salaires, même si l'une d'elles a réduit de 50% ses commandes passées au Cambodge.

Le secteur textile, qui produit notamment des vêtements pour des grandes marques internationales comme Gap, Nike ou H&M, est crucial pour l'économie d'un des pays les plus pauvres de la planète.

suy/dth/pt

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