NOUVELLES

Benghazi: Mme Clinton ne se joindra pas à une "foire d'empoigne politicienne"

30/05/2014 11:13 EDT | Actualisé 30/07/2014 05:12 EDT

Hillary Clinton offre, dans ses mémoires à paraître en juin, un compte-rendu détaillé de l'attentat de 2012 contre la mission diplomatique américaine de Benghazi, en Libye, assurant toutefois qu'elle refusait de se joindre à une "foire d'empoigne politicienne".

Dans de nouveaux extraits de "Hard choices" publiés vendredi dans le quotidien américain Politico, Mme Clinton réplique fermement aux élus républicains qui n'ont de cesse depuis deux ans de l'accuser d'avoir dissimulé le caractère terroriste de l'attaque, perpétrée le 11 septembre, pour les besoins de la campagne du président Obama.

"Ceux qui utilisent sans relâche cette tragédie à des fins politiciennes minimisent le sacrifice de ceux qui servent notre pays", écrit celle qui a dirigé la diplomatie américaine jusqu'en 2013.

"Ceux qui persistent à politiser cette tragédie devront le faire sans moi", ajoute-t-elle. "Je ne ferai pas partie d'une foire d'empoigne politicienne sur le dos d'Américains morts".

L'ancienne secrétaire d'Etat, âgée de 66 ans, qui avait perdu face à Barack Obama à la primaire démocrate de 2008, est une candidate potentielle à la course à la Maison Blanche en 2016. La promotion de son livre à paraître est perçue comme un tour de chauffe avant le lancement de sa campagne électorale.

Depuis l'attaque mortelle de Benghazi, qui a coûté la vie à l'ambassadeur en Libye et à trois autres Américains, les républicains du Congrès accuse l'administration Obama d'avoir menti sur la nature et l'origine de l'attentat.

L'exécutif avait en effet dans un premier temps expliqué que l'attentat de Benghazi avait été provoqué par la publication d'une vidéo islamophobe sur YouTube --une version rapidement contredite. Depuis, des milliers de pages de documents internes ont été fournies par l'exécutif au Congrès, mais les républicains restent persuadés que la Maison Blanche n'a pas tout dit et cherchent des preuves d'une manipulation.

Pour Hillary Clinton, ces attaques sonnent comme un "disque rayé".

"A chaque étape du processus, à chaque fois qu'on a appris quelque chose de nouveau, le Congrès et le peuple américain ont rapidement été mis au courant", écrit-elle.

"Il y a une différence entre mal comprendre quelque chose et faire des erreurs. Une différence de taille que certains ont gommé au point de transformer en manipulateurs ceux qui ont commis des erreurs".

mlm/rap/are

PLUS:hp