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GB : drogue et prostitution dopent le PIB

29/05/2014 01:20 EDT | Actualisé 29/07/2014 05:12 EDT

Les revenus générés par le trafic de drogue et la prostitution au Royaume-Uni, qui seront intégrés en septembre dans le calcul du PIB, pourraient le doper de 10 milliards de livres (12,3 milliards d'euros), à en croire des évaluations officielles publiées jeudi.

Selon ces estimations de l'Office national des Statistiques (ONS) fondées sur des données datant de 2009, la prostitution fait augmenter le PIB de 5,3 milliards de livres (6,5 milliards d'euros) et le trafic de drogue, de quelque 4,4 milliards (5,4 milliards d'euros).

La prise en compte de ces activités illégales dans le PIB est prévue par des règles européennes, dans le but de comparer les économies des pays membres de l'UE.

Pour mesurer les revenus issus de la prostitution, les statisticiens doivent prendre en compte le coût de la location des lieux de prostitution, les achats de préservatifs et de "vêtements de travail".

Ils ont évalué à 58.000 le nombre des prostituées au Royaume-Uni et à entre 20 et 30 le nombre de leurs clients hebdomadaires.

En ce qui concerne le trafic de drogue, l'ONS prend en compte la production et la vente de crack, de cocaïne, d'héroïne, de cannabis, d'ecstasy et d'amphétamines.

Des militants luttant contre les violences faites aux femmes ont jugé "inquiétante" l'évaluation financière de ces activités.

Une porte-parole de l'association Eaves s'est déclarée "surprise et attristée que des activités illégales, des délits et abus (...) soient considérés comme partie intégrante du PIB".

Mais le secrétaire d'Etat à la prévention de la délinquance Norman Baker a réaffirmé l'engagement du gouvernement à lutter contre "les dégâts et l'exploitation engendrés par la drogue et la prostitution".

La prostitution en elle-même n'est pas illégale mais les activités commerciales qui l'entourent le sont, comme la tenue de maisons closes.

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