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Colombie : libération de la fille d'un policier enlevée

29/05/2014 09:57 EDT | Actualisé 29/07/2014 05:12 EDT

Le président colombien Juan Manuel Santos a annoncé jeudi soir la libération de la la fille d'un policier, dont l'enlèvement avait été attribué à la guérilla des Farc dans l'ouest du pays.

L'enfant, âgée de 10 ans, avait été séquestrée dans la matinée à Guachene, un village de la province du Cauca, l'un des fiefs de la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Grâce à Dieu, à la pression de la force publique et de la communauté, la fillette a été libérée. L'enquête concernant les auteurs est en cours", a indiqué M. Santos, dans un message posté sur son compte Twitter.

Le chef de l'Etat avait auparavant dénoncé un "acte totalement condamnable", sans désigner la guérilla des Farc comme l'avaient fait des autorités militaires de la région.

Les communautés indigènes locales s'étaient sont jointes aux recherches lancées par l'armée afin de retrouver les auteurs de cet enlèvement qui avait suscité une vive émotion.

Selon le "Défenseur du peuple", médiateur chargé de veiller sur les droits de la population civile, la fillette, dont le père dirige la police de la localité de Padilla, avait été "interceptée par des inconnus qui l'ont fait monter dans un véhicule alors qu'elle se rendait au collège avec deux amies".

Cet enlèvement était intervenu au lendemain de la fin d'un cessez-le-feu décrété par les Farc, la principale guérilla colombienne, à l'occasion de l'élection présidentielle, dont le premier tour s'est déroulé dimanche dernier.

Ce cessez-le-feu, observé du 20 au 28 mai, a été respecté à 96%, selon la Fondation Paix et réconciliation, spécialiste du conflit intérieur colombien.

Fondées en 1964 à l'issue d'une insurrection paysanne, les Farc, qui mènent depuis 18 mois avec des représentants du gouvernement des négociations de paix à La Havane, compte encore près de 8.000 combattants, essentiellement repliés dans les régions rurales de Colombie.

En 2012, la guérilla s'était engagée à renoncer aux enlèvements de civils contre rançon et avait libéré ses derniers otages policiers et militaires. Toutefois, les autorités accusent régulièrement les rebelles de ne pas avoir mis fin à cette pratique.

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