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USA: un rapport confirme de mauvaises pratiques dans un hôpital pour vétérans

28/05/2014 03:48 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

Au moins 1.700 patients d'un hôpital américain pour anciens combattants, soupçonné d'avoir créé un système parallèle pour dissimuler la longueur des listes d'attente de soins, ont été indûment répertoriés, a confirmé un rapport d'enquête administrative publié mercredi.

Le président Barack Obama juge "extrêment troublantes" les conclusions de ce rapport, a immédiatement réagi le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney, appelant le ministère des Anciens combattants à prendre "immédiatement" des mesures pour améliorer l'accès aux soins sans attendre les conclusions des différentes enquêtes.

L'inspection générale du ministère américain des Anciens combattants tend à confirmer dans ce rapport d'étape des révélations sur les retards de prise en charge à l'hôpital pour anciens combattants de Phoenix (Arizona, sud-ouest) et l'existence présumée d'un système parallèle de listes d'attente, qui pourrait avoir coûté la vie à 40 patients.

Ces accusations, qui ont entraîné l'ouverture d'enquêtes administratives dans 42 hôpitaux au total, ont mis le président Barack Obama sur la défensive, confronté aux appels à la démission du ministre des Anciens combattants, Eric Shinseki.

S'agissant de l'hôpital de Phoenix, "nous avons mis en évidence que d'importants retards dans l'accès aux soins affectent de façon négative la qualité des soins dans cet hôpital", pointe l'inspecteur général Richard Griffin.

Au moins 1.700 anciens combattants ne sont pas enregistrés sur les bonnes listes pour bénéficier d'un rendez-vous médical, au risque que leur dossier soit "oublié ou perdu", dénonce-t-il.

Tant qu'ils ne sont pas placés sur la bonne liste, le temps d'attente pour ces vétérans n'est pas comptabilisé et ces derniers "risquent de ne jamais obtenir le rendez-vous médical sollicité", explique-t-il encore.

L'étude d'un échantillon de 226 patients montre qu'ils ont attendu en moyenne 115 jours pour un premier rendez-vous médical quand la direction de l'hôpital ne faisait état que d'un temps d'attente de 24 jours.

L'inspecteur général estime que ces "pratiques inappropriées sont systémiques" au sein du système de santé des anciens combattants.

Ces nouvelles révélations ont conduit mercredi nombre d'élus républicains à se joindre aux appels à la démission du ministre Eric Shinseki, un ancien général.

Parmi eux figure l'influent sénateur républicain John McCain, lui-même élu de l'Arizona. "Je ne l'ai pas dit auparavant, mais je crois qu'il est temps pour le général Shinseki de passer à autre chose", a-t-il déclaré sur CNN.

Le sénateur républicain du Texas (sud), John Cornyn, a de son côté appelé le président Barack Obama à ordonner une enquête du FBI, la police fédérale américaine.

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