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Netanyahu promet que Jérusalem ne sera "plus jamais divisée"

28/05/2014 07:52 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a juré qu'il ne permettrait jamais la division de Jérusalem, dont Israël célèbre mercredi la "réunification" en 1967 par des festivités et des défilés à forte tonalité nationaliste.

"Il y a 47 ans, Jérusalem a été unifiée et elle ne sera jamais plus divisée. Ce n'est pas seulement une fête nationale, c'est un miracle national", a répété M. Netanyahu lors d'un conseil des ministres extraordinaire consacré au "Jour de Jérusalem".

Cette journée commémore la conquête par l'armée israélienne et l'annexion de la partie orientale arabe de Jérusalem lors de la Guerre des Six jours (juin 1967).

Ces dernières années, elle est devenue le théâtre de tensions et de heurts entre jeunes nationalistes religieux juifs et contre-manifestants palestiniens à Jérusalem-Est.

Tandis que plusieurs milliers d'Israéliens, en majorité des étudiants de yeshivas (séminaires talmudiques) commençaient à défiler en chantant et en dansant, des affrontements ont éclaté mercredi après-midi près de l'entrée de la Vieille ville, entre des Palestiniens et des policiers qui ont fait usage de grenades assourdissantes, selon un journaliste de l'AFP.

Ce journaliste a vu la police interpeler neuf personnes, tandis que la police a fait état de cinq arrestations.

Pour la première fois, quelques dizaines de pacifistes israéliens se sont retrouvés dans le centre de Jérusalem pour appeler à la coexistence et à la tolérance.

"Nous voulons nous dissocier de ces célébrations et dire que Jérusalem est la ville de la paix, pas de la violence", a dit à l'AFP Polina Sklyarevsky, une étudiante de 27 ans.

En début de matinée, l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est avait été fermée au public après que des jeunes Palestiniens eurent caillassé des policiers au moment où un groupe de juifs visitait le site, selon la police.

L'esplanade des Mosquées est un haut lieu saint à la fois pour les musulmans et pour les juifs. Elle est source de frictions quasi-quotidiennes entre les deux communautés.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale "indivisible" tandis que les Palestiniens veulent faire du secteur oriental de la ville la capitale de leur futur Etat. La communauté internationale, Etats-Unis compris, ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est.

Les Palestiniens ont rappelé mercredi qu'ils ne signeraient jamais un traité de paix qui les obligerait à renoncer à Jérusalem-Est.

"Jérusalem-Est est la capitale de l'Etat de Palestine et il n'y aura aucun accord sans que cette vérité intangible ne soit reconnue", a répété le président Mahmoud Abbas dans un communiqué.

Dans un rapport publié pour cette journée, l'organisation de défense des droits de l'Homme ACRI a dénoncé le fait que 100.000 habitants de quartiers palestiniens de Jérusalem-Est, séparés du reste de la ville par la barrière de sécurité israélienne, ne bénéficiaient "pas même des services de base".

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