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Irak: 14 morts dans des violences

28/05/2014 07:57 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

Quatorze personnes ont été tuées mercredi et des dizaines d'autres blessées dans des attaques à Bagdad et dans le nord et l'ouest de l'Irak, selon des sources médicales et sécuritaires.

Les violences quasi-quotidiennes ont déjà fait plus de 4.000 morts dans le pays depuis le début de l'année.

Une série de 11 attentats à la bombe a tué cinq personnes, dont quatre membres d'une même famille, à Touz Khourmatou, au nord de la capitale, faisant également 11 blessés, ont déclaré des responsables.

Les explosions visaient des maisons de la communauté turkmène de cette ville peuplée également par des Kurdes et des Arabes, et qui est située dans une portion de territoire revendiquée à la fois par le gouvernement central et par la région autonome du Kurdistan irakien.

Trois autres personnes ont été tuées dans un bombardement de la ville de Fallouja, à 60 km à l'ouest de Bagdad, au lendemain de déclarations de Human Rights Watch accusant Bagdad de larguer des barils d'explosifs sur des zones d'habitation, et d'avoir possiblement ciblé un hôpital de cette ville contrôlée par des insurgés depuis janvier.

D'autres attaques dans les provinces septentrionales de Kirkouk et Ninive ont fait trois morts, et trois autres personnes ont été tuées dans des explosions et fusillades dans Bagdad et ses environs.

L'Irak est endeuillé quotidiennement par des attaques et des attentats qui tuent en moyenne 25 personnes chaque jour, un niveau proche de celui de 2008, lorsque le pays sortait à peine d'un conflit confessionnel sanglant, après l'invasion américaine de 2003.

Les autorités imputent la violence qui touche l'ensemble du pays à des facteurs extérieurs, au premier rang desquels la guerre en Syrie voisine. Mais diplomates et experts affirment que les violences sont surtout alimentées par la colère de la minorité sunnite, qui s'estime marginalisée et maltraitée par les autorités.

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