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Brésil: nouvelle grève des chauffeurs de bus à Rio, moins suivie que prévue

28/05/2014 10:32 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

Une nouvelle grève de 24h des chauffeurs de bus à Rio, à 15 jours du Mondial de foot, était moins suivie que prévu mercredi, mais trois autres villes, Sao Luiz do Maranhao, Salvador de Bahia (nord-est) et Florianopolis (sud), étaient touchées.

A Rio, près de 90% de la flotte circulait, selon l'organisation patronale Rio-Ônibus. Les grévistes contestent toutefois ce chiffre même s'ils reconnaissent que la grève est moins suivie que les précédentes, selon le site G1 de Globo.

En revanche, à Sao Luiz do Maranhao et Salvador de Bahia (nord-est), pratiquement aucun bus ne circulait, les chauffeurs étant en grève depuis sept et trois jours respectivement. Les employés réclament des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail.

A Florianopolis (sud), une grève des chauffeurs de bus a éclaté mercredi et la principale revendication était le non licenciement de 350 receveurs, selon leur syndicat.

A Rio, les grévistes sont un groupe dissident du syndicat (Sintraturb-Rio). Ils revendiquent 40% d'augmentation salariale alors que le syndicat avait négocié et obtenu en mars une hausse de 10%.

La police a été mobilisée pour renforcer la sécurité des conduteurs non grévistes et aucun incident n'avait encore été enregistré en milieu de matinée, a indiqué le secrétaire des Tranpsorts, Alexandre Sansao, cité par le site G1 de Globo.

Il s'agit de la troisième grève des conducteurs de bus à Rio ce mois-ci. Les deux premières avaient été suivies à plus de 70%, selon le Sintraturb-Rio. La première le 8 mai s'était soldée par 531 autobus endommagés ou incendiés par des grévistes, pour un préjudice financier estimé à 17 millions de reais (environ 5,6 millions d'euros).

A l'approche du Mondial (12 juin-13 juillet) qui donne plus de visibilté au Brésil où des élections générales auront lieu en octobre, mouvements sociaux et politiques en profitent pour faire pression sur le gouvernement.

Policiers, professeurs, agents de sécurité de banque notamment ont déjà lancé des mouvements de grève.

Il y a un an, le Brésil a été secoué par une fronde sociale historique en pleine Coupe des Confédérations. Les manifestants critiquaient les sommes colossales investies dans la construction des stades et réclamaient l'amélioration des services publics.

Ces manifestations spontanées, convoquées sur les réseaux sociaux, sans bannière politique, ont continué mais se sont radicalisées et ont perdu en intensité. Dernièrement, elles ont été reprises en main par les mouvements sociaux organisés, comme les syndicats et partis d'extrême gauche.

A Sao Paulo, la capitale économique du Brésil avec un bassin de 20 millions d'habitants, les employés du métro ont voté mardi soir la grève à partir du 5 juin. Une nouvelle assemblée est prévue pour le 4 juin ainsi qu'une réunion avec la justice pour une éventuelle conciliation évitant la grève. Une grève effective toucherait 4,5 millions d'usagers.

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