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Un parc sud-africain accusé de maltraiter ses éléphants

20/05/2014 07:40 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT

Un groupe de défense des animaux a porté plainte contre un parc sud-africain proposant des promenades à dos d'éléphant après avoir mis la main sur une vidéo montrant des éléphanteaux torturés, mais le parc mis en cause a démenti mardi toute responsabilité dans cette affaire.

"La vidéo montre des éléphanteaux et des jeunes éléphants enchaînés, attachés avec des cordes et tirés, torturés avec des électrodes et frappés avec des crochets de boucher", a accusé la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).

Il s'agit pour le parc de briser les instincts animaux afin que les éléphants obéissent aux hommes, a expliqué Wendy Willson, inspectrice à la SPCA.

La vidéo a été tournée dans des installations dépendant du Knysna Elephant Park, où les pachydermes sont entraînés afin de pouvoir promener des touristes. S'ils sont reconnus coupables de cruauté envers les animaux, les dirigeants du parc risquent trois ans de prison et la saisie de leurs animaux, a indiqué Mme Willson à l'AFP.

Le parc de Knysna (sud), directement mis en cause, a rejeté ces accusations et répondu que la vidéo avait été tournée en 2008.

Si l'incident s'est effectivement produit dans les installations du parc, les éléphants avaient été vendus à un particulier, et le personnel de cet acheteur en avait alors la charge.

Le Knysna Elephant Park accuse à son tour cet acheteur d'avoir monté l'histoire six ans après les faits: il n'a pas payé toute la facture des éléphants et sa propre réserve est actuellement en liquidation, note-t-il.

Le parc a soigné les animaux quand sa direction a découvert l'affaire à l'époque, assure-t-il. Il reconnaît tout de même avoir licencié deux employés de ses installations --qu'il a cédées depuis--, situées à 350 km de Knysna.

Dans un long communiqué, le Knysna Elephant Park s'est étonné de ce que la SPCA n'ait pas vérifié cette information avant de lancer ses accusations --pas plus d'ailleurs qu'une bonne partie de la presse sud-africaine qui n'a pas cherché à le contacter.

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