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Plus de cent enfants sauvés en mer sur deux barques en difficulté

20/05/2014 03:10 EDT | Actualisé 19/07/2014 05:12 EDT

Des immigrants clandestins, à bord de deux grandes barques, ont été secourus dans la nuit de lundi à mardi au sud de la Sicile, et plus de cent enfants ont déjà été transbordés sur une frégate italienne, a annoncé la Marine.

Tout a commencé quand, lundi soir, un hélicoptère de la Marine a repéré au sud de Capo Passero (sud-est de la Sicile) deux embarcations avec de nombreux immigrants à bord. L'une d'elles était tirée par l'autre à la suite d'un avarie.

Les mauvaises conditions météorologiques et l'absence d'équipement de sécurité sur les deux bateaux ont conduit la Marine à lancer l'opération de sauvetage qui a duré toute la nuit, avec l'appui de plusieurs navires marchands.

Des gilets de sauvetage ont été jetés aux naufragés, et l'embarquement a pu commencer sur la frégate Grecale et le patrouilleur Foscari. La priorité a été donnée aux femmes et aux nombreux enfants, plus de cent, a précisé la Marine.

La mer étant de plus en plus mauvaise, les opérations ont dû être interrompues dans l'attente d'une amélioration dans la journée de mardi.

Le 12 mai, au moins 14 personnes étaient mortes dans le naufrage d'une embarcation chargée d'immigrés clandestins entre les côtes libyennes et l'île italienne de Lampedusa. La Marine italienne avait sauvé plus de 200 migrants.

Beaucoup des immigrants provenant d'Afrique sub-saharienne, transitent par la Libye, aujourd'hui en pleine anarchie.

Ils s'entassent dans des embarcations de fortune pour tenter la périlleuse traversée de la Méditerranée vers Malte ou Lampedusa, au large de la Sicile.

Depuis le début de l'année, près de 22.000 migrants et réfugiés sont arrivés par bateau sur les côtes italiennes, soit dix fois plus que sur la même période de 2013, selon Rome.

Depuis l'automne dernier, après deux naufrages ayant fait plus de 400 morts près de Lampedusa et l'île de Malte, l'Italie a engagé la vaste opération "Mare Nostrum" pour éviter de nouvelles tragédies de ce type.

Angelino Alfano, ministre italien de l'Intérieur, répète que la "Méditerranée n'est pas une frontière italienne mais européenne", déplorant que l'Union européenne "n'aide pas" l'Italie.

jlv/jh

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