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Mali: les rebelles touareg démentent des exécutions à Kidal

20/05/2014 12:54 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT

Un responsable des rebelles touareg maliens, de passage à Rome, a affirmé mardi que son mouvement n'a "exécuté personne" à Kidal (extrême nord-est), théâtre de combats meurtriers le week-end dernier, et a revendiqué une logique d'"apaisement".

Moussa Ag Acharatoumane, qui se présente comme membre fondateur du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), de passage à la communauté catholique de Sant'Egidio à Rome, a démenti que son mouvement ait "exécuté le préfet et le sous-préfet" de Kidal. "Ils sont morts dans les affrontements, on n'a exécuté personne", a-t-il lancé.

Les combats du 17 mai à Kidal entre armée malienne et rebelles touareg ont fait 36 morts, selon Bamako.

Dimanche, la mission de l'ONU au Mali, la Minusma, avait parlé de "l'assassinat de deux civils et six officiels maliens à Kidal".

M. Acharatoumane a par ailleurs assuré que son mouvement avait donné des "signes d'apaisement": "nous avons déjà commencé par la libération hier (lundi) soir de 30 personnes entre nos mains".

"Nous avons l'intention dans les heures à venir de remettre le gouvernorat aux forces internationales, et notre main est toujours tendue pour le dialogue avec le gouvernment malien", a-t-il encore affirmé.

"Nous sommes toujours dans la logique du respect des engagements que nous avons pris lors des accords du 18 juin 2013 à Ouagadougou", contrairement, a-t-il accusé, au gouvernement qui n'a pas respecté l'engagement de "démarrer les négociations avec nous 60 jours après l'élection du gouvernement".

"On nous accuse d'avoir attaqué le gouvernorat (à Kidal) avec les terroristes, ce que nous démentons formellement. Notre engagement dans la guerre contre le terrorisme ne souffre d'aucun doute et les forces internationales sur le terrain en sont témoins", a-t-il ajouté.

Le gouvernement malien a accusé le MNLA d'avoir combattu samedi l'armée malienne aux côtés de "terroristes".

L'attaque "n'est ni plus ni moins qu'une déclaration objective de guerre à l'Etat du Mali", a lancé lundi le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, en précisant que Bamako ne renonçait cependant pas à ses engagements de dialogue avec les mouvements armés.

Mais selon le MNLA, les derniers combats à Kidal visaient à défendre les positions du mouvement contre une attaque de l'armée malienne, à l'occasion de la visite dans la ville du Premier ministre malien Moussa Mara.

Sant'Egidio, proche du Vatican, s'est spécialisée dans les médiations discrètes de conflits en Afrique.

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