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Libye: le groupe pétrolier algérien Sonatrach rapatrie ses employés

20/05/2014 06:57 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT

Le groupe pétrolier algérien Sonatrach a décidé de rapatrier ses employés de Libye pour des raisons de sécurité, a annoncé mardi à l'AFP une source ministérielle algérienne sous couvert de l'anonymat.

"Il s'agit d'une mesure préventive qui ne découle d'aucune menace", a souligné la source ministérielle, alors qu'une cinquantaine d'employés, principalement des ingénieurs, travaillent sur deux sites d'exploration en Libye.

Pays clef dans la production pétrolière en Afrique du Nord, la Libye est en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les autorités de transition ne parvenant pas à contrôler les innombrables milices armées qui font la loi.

Après l'attaque dimanche du Parlement à Tripoli et l'offensive lancée par le chef d'une force para-militaire contre des groupes radicaux dans l'Est, la crise s'intensifie.

Les ressortissants algériens ne sont pas ciblés de manière systématique et en tant que tels, a souligné à la radio le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

"Malheureusement, il y a le phénomène terroriste qui prend une ampleur sans précédent dans ce pays frère, et comme l'Algérie est incontestablement la citadelle de la lutte contre le terrorisme dans la région elle est la cible privilégiée pour les groupes terroristes", a ajouté le ministre.

Vendredi, le ministère des Affaires étrangères avait annoncé la fermeture de l'ambassade et du consulat général algérien à Tripoli en raison d'une "menace réelle et imminente" visant ses diplomates.

De nombreux enlèvements et attaques visant les représentations diplomatiques ont eu lieu depuis la chute du régime de Kadhafi.

En juillet 2012, le groupe Sonatrach avait annoncé la reprise de ses activité d'exploration en Libye dans la région frontalière de Zenten, qui dispose d'une réserve avoisinant les 45 millions de barils.

En février 2012, le premier responsable du groupe pétrolier avait assuré que les intérêts de Sonatrach en Libye "n'étaient pas menacés".

amb-ao/cbo

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