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Le Sénat américain prépare des sanctions contre le Venezuela

20/05/2014 03:52 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT

Un projet de sanctions américaines contre les responsables gouvernementaux vénézuéliens impliqués dans la répression des manifestations contre le président Nicolas Maduro a été adopté par une commission du Sénat mardi, étape préliminaire à son adoption éventuelle par le Congrès.

La situation au Venezuela mobilise depuis des semaines de nombreux parlementaires américains, démocrates comme républicains, enclins à exercer une pression diplomatique maximale sur le pouvoir socialiste de Nicolas Maduro. Son gouvernement accuse en retour les Etats-Unis d'ingérence et a promis de déposer une plainte aux Nations unies.

La proposition de loi entérinée mardi par la commission des Affaires étrangères du Sénat par 13 voix contre 2 vise à geler les avoirs et interdire du territoire américain tout responsable ou ancien responsable gouvernemental qui aurait contribué à des "violences importantes ou des violations graves des droits de l'homme contre toute personne associée aux manifestations anti-gouvernementales débutées le 4 février 2014".

Sont aussi visées les personnes ayant fait arrêter ou poursuivre des manifestants en raison de leur "exercice légitime de la liberté d'expression ou de rassemblement".

Une mesure similaire a été adoptée la semaine dernière par la commission équivalente de la Chambre des représentants.

"Ceux qui violent les droits de l'homme au Venezuela, quel soit le groupe auquel ils appartiennent --Etat, armée, forces de sécurité , groupes civils-- subiront des conséquences s'ils continuent de violer les droits de l'homme des étudiants vénézuéliens qui manifestent pacifiquement pour leur pays et leurs familles", a déclaré aux journalistes le président de la commission, le démocrate Robert Menendez.

L'imposition des sanctions et le choix des individus resterait, comme c'est l'usage, à la discrétion de l'exécutif américain.

Les manifestations d'étudiants et d'opposants durent depuis plus de trois mois dans le pays et ont fait officiellement 42 morts et 800 blessés; 252 personnes sont toujours détenues. Malgré une médiation régionale, le dialogue entre gouvernement et opposition reste dans l'impasse.

Les protestataires critiquent l'insécurité galopante, les pénuries, l'inflation et la répression policière.

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