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Google: l'UE veut toujours clore le dossier après l'été, malgré de nouvelles plaintes

20/05/2014 07:13 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT

Le commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, a réitéré mardi son intention de clore "après l'été" l'enquête ouverte contre Google pour abus de position dominante, malgré de nouvelles plaintes déposées ces jours derniers.

"Dans les prochains jours, nous allons commencer à envoyer les projets de lettres de rejet de plainte aux plaignants" initiaux, au nombre de 19 "et je crois qu'après l'été nous serons en condition de finir cette investigation", a déclaré M. Almunia au cours d'un point de presse.

Il a réitéré son souhait d'aboutir à une solution qui impose à Google des engagements contraignants, et non une amende, comme il l'avait déjà dit à plusieurs reprises, tout en n'écartant pas complètement cette éventualité car "il y a toujours la possibilité que les arguments des plaignants puissent nous convaincre".

M. Almunia a aussi laissé entendre que sa décision ne serait pas influencée par les deux nouvelles plaintes déposées ces derniers jours contre Google, l'une par quelque 400 sociétés européennes du numérique regroupées dans l'Open Internet Project, l'autre par Deutsche Telekom. "On ne peut pas regarder toutes les (plaintes) dans une seule investigation", a-t-il dit. Il a par ailleurs précisé que ses services étaient en train d'étudier celle de Deutsche Telekom pour savoir "si elle peut être considérée comme une plainte formelle".

M. Almunia avait annoncé en février que les propositions de remèdes faites par Google étaient satisfaisantes aux yeux de la Commission, ouvrant la voie à une solution à l'amiable. Le géant américain se voyait reprocher principalement de mettre en avant sur ses pages ses propres services, au détriment des autres moteurs de recherche spécialisés, par exemple des comparateurs de prix comme Kelkoo ou des sites spécialisés dans les voyages comme Expedia ou lastminute.com.

M. Almunia a par ailleurs indiqué mardi avoir répondu au courrier que lui ont adressé conjointement les ministres allemand et français de l'Economie, Sigmar Gabriel et Arnaud Montebourg, pour qui la proposition de Google devait être "améliorée".

"Je suis d'accord avec eux (sur le fait) que Google a beaucoup d'activités très importantes qu'il faut regarder de près", a déclaré M. Almunia, insistant sur le fait que son rôle était de regarder ces activités "avec les instruments de la politique de la concurrence".

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