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Début des audiences du BAPE sur l'exploitation de l'uranium

20/05/2014 10:44 EDT | Actualisé 20/07/2014 05:12 EDT
AFP

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) entame aujourd'hui à Montréal ses consultations sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium au Québec.

Le BAPE a été mandaté par l'ancien gouvernement de Pauline Marois pour identifier les impacts environnementaux et socio-économiques de la filière uranifère.

À l'approche des consultations, les points de vue sont plus divisés que jamais.

Si certains voient dans cette nouvelle filière minière des retombées économiques potentiellement très intéressantes, d'autres redoutent les effets de cette industrie sur la santé publique et l'environnement.

De nombreux médecins, écologistes et représentants autochtones craignent en effet que l'exploitation de l'uranium génère des contaminants et des résidus radioactifs nocifs pour la santé.

Les experts de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) se sont d'ailleurs penchés sur la question.

Dans un document publié à la fin avril, les médecins de l'INSPQ affirment que les incertitudes reliées à cette activité minière sont encore très nombreuses.

Il y a trop peu de données, disent-ils, pour conclure que la filière de l'uranium est dangereuse... ou qu'elle ne l'est pas.

Les experts suggèrent donc de faire plus de recherches.

Au Québec, le projet d'exploration le plus avancé est celui de Stratéco en territoire cri, au nord de Chibougamau, dans les monts Otish.

C'est pourquoi les consultations du BAPE seront menées en collaboration avec les groupes autochtones couverts par la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.

Les secteurs les plus susceptibles de contenir des gisements d'uranium au Québec sont les régions du bassin des monts Otish, de la Baie-James, le sud de la baie d'Ungava et lesTorngats.

Le budget prévu des audiences est de trois millions de dollars, soit plus de la moitié du budget annuel du BAPE.

La commission, présidée par l'ancien journaliste Louis-Gilles Francoeur, devra rendre son rapport final en mai 2015.

D'après un reportage d'Étienne Leblanc

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