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Mondial-2014 - Brésil: des grands noms inoubliables

19/05/2014 06:18 EDT | Actualisé 19/07/2014 05:12 EDT

Le Brésil est le pays du football et il a donné naissance à ses plus grandes stars, de Leonidas à Ronaldo en passant par le roi Pelé, sans oublier Garrincha ou Jairzinho.

Arthur Friedenreich, "El tigre". Plus de 100 ans après sa naissance, Arthur Friedenreich (1892-1969), métis fils d'immigré allemand, est considéré comme la première star du football brésilien, à qui il a offert son premier titre, la Copa America 1919 où il hérita de son surnom "El tigre" (en espagnol, surnom donné par les Uruguayens). L'histoire dit que c'est lui qui signa les premiers tirs frappés avec de l'effet.

Leonidas, "le diamant noir". La première grande star du football brésilien (1913-2004), dont la carrière s'étend de 1929 à 1951. Crédité de l'invention de la bicyclette, il serait sans doute plus connu si la télévision avait existé à son époque. Il a tout gagné au Brésil et était un pilier de l'équipe nationale. Il a joué le Mondial de 1934 et celui de 1938, dont il a été le meilleur buteur et sans doute le meilleur joueur.

Mané Garrincha, l'ange aux jambes tordues (1933-1983). Il reste célèbre pour ses dribbles déconcertants malgré un physique étrange: petit avec des jambes incurvées vers l'intérieur. Il popularisa les passements de jambes et les feintes de corps, qu'il porta à un niveau jamais atteint. La légende veut que, dans certains matches, il faisait tomber ses adversaires avec ses dribbles. Puis, qu'une fois qu'il les avait passés, il revenait en arrière pour leur donner une seconde chance. Il a tout gagné au Brésil et a remporté le Mondial en 1958 et 1962, cette dernière étant son chef-d'oeuvre. Des tendances alcooliques et une mauvais gestion l'ont conduit à mourir dans la pauvreté en 1983, salué par des millions de Brésiliens dont certains l'appelaient "la joie du peuple".

Pelé, le roi. Que dire de Pelé qui n'a jamais été dit? Le meilleur joueur de tous les temps, pour la plupart des observateurs. Trois Coupes du monde gagnées, 1000 buts inscrits, des gestes qui restent gravés dans la mémoire, même de ceux qui n'étaient pas nés en 1970 lors du Mondial au Mexique... Il a même fait aimer le football aux Américains, où il a terminé sa carrière en club.

Jairzinho, l'ouragan. Un des premiers globe-trotters du football, un avant-centre de légende. Il a joué trois éditions de Coupe du monde (1966-1974) et a gagné celle de 1970. Il est toujours le seul attaquant à avoir marqué un but à chaque match de son équipe jusqu'au titre (7 buts en 6 matches).

Rivelino, le pied gauche magique. Le moustachu faisait partie de la légendaire équipe de 1970. Son pied gauche était à la fois puissant et précis. Il participa aussi au Mondial-1974 (4e) et à celui de 1978 (3e). Il est l'inventeur du dribble "élastique", aussi appelé "double contact" ou "flip flap".

Zico, le Pelé blanc. N.10 dans le dos, Zico est l'image du Flamengo qu'il a porté jusqu'au sommet international (Coupe intercontinentale) et placé au sommet de la hiérarchie brésilienne, aux débuts des années 1980. Trois participations au Mondial en 1978, 1982 et 1986. L'équipe de 1982, dont il était la vedette mais qui comptait aussi Socrates, Falcao, Toninho Cerezo ou Eder), reste encore aujourd'hui le symbole du beau jeu non récompensé après son élimination par l'Italie (3-2). Zico n'a jamais gagné de Mondial, ratant notamment un penalty contre la France en quart de finale 1986. Mais son bilan avec la Seleçao est impressionnant, avec 52 buts marqués en 72 sélections.

Romario, le petit ("O baixinho"). Il a permis au Brésil de renouer avec la victoire en Coupe du Monde, en 1994 aux Etats-Unis après 24 ans d'attente, et en Copa America après une disette longue de 40 années, redonnant ainsi confiance à son pays dans son football. Cet attaquant de poche, qui a entre autres joué au FC Barcelone, a aussi été vice-champion olympique en 1988. Meilleur buteur des championnats d'Espagne et des Pays-Bas, il a couru après les 1000 buts dans sa carrière, affirmant l'avoir atteint grâce à de nombreux matches à la crédibilité peu évidente... Son franc-parler fait aussi mouche hors des terrains, où il a entamé une carrière politique.

Ronaldo, O Fenomeno. Sans doute le plus grand attaquant de l'histoire du football. A la fois véloce, physique et technique, avec une efficacité redoutable. Membre de l'équipe 1994 championne du monde (sans jouer), finaliste malheureux du Mondial 98 qu'il a joué sur une jambe, étant même malade en finale, et vainqueur du Mondial-2002 dont il est le meilleur buteur et sans doute le meilleur joueur, malgré le titre attribué avant la finale à Oliver Kahn. Il a tout gagné en club comme en sélection, ainsi qu'à titre individuel avec deux Ballons d'or. Son parcour,s de Cruzeiro aux Galactiques du Real Madrid, en passant par le Barça ou l'Inter Milan, est aussi émaillé de blessures aux genoux qu'il a chaque fois pu surmonter. Il détient le record du nombre de buts inscrits en Coupe du monde (15).

Et on aurait pu parler de Vava, Didi, Rai, Paulo Cesar, Socrates, Careca, Bebeto, Gilmar, Roberto Dinamite, Carlos Alberto, Ronaldinho, etc.

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