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Mali: 1.500 soldats maliens en renfort à Kidal depuis dimanche (sources militaires)

19/05/2014 01:55 EDT | Actualisé 19/07/2014 05:12 EDT

1.500 militaires maliens sont arrivés depuis dimanche à Kidal, fief de rebelles touareg dans l'extrême nord-est du Mali, où 36 personnes ont été tuées dans des affrontements ce week-end, a appris l'AFP lundi de sources militaires.

"1.500 militaires maliens sont arrivés en renfort à Kidal les dernières 24 heures. Ils continuent d'arriver", a déclaré une source militaire étrangère sous couvert d'anonymat.

"Ils viennent avec armes et bagages, c'est beaucoup de monde, beaucoup d'armes", a-t-elle ajouté.

Interrogée à ce sujet, une source militaire malienne, par ailleurs responsable au ministre malien de la Défense, a répondu: "Je confirme ce chiffre, qui sera revu à la hausse dans les prochaines heures".

"Je ne veux pas m'étendre sur le sujet pour le moment (...). Nos soldats défendront le territoire national, s'il le faut par la force, c'est tout ce que je peux dire", a conclu ce responsable.

Plus tôt lundi, d'autres sources militaires avaient annoncé à l'AFP l'arrivée à Kidal de renforts militaires maliens, sans vouloir donner de chiffre. Le nombre de soldats déjà sur place n'était pas non plus connu, un des militaires ayant précisé que ces informations n'étaient pas communiquées au public.

Selon une des sources, des soldats sont partis de Gao (plus de 340 km au sud de Kidal), d'autres d'Anéfis (localité entre Gao et Kidal), "entre autres" lieux.

Ces renforts sont déployés alors que Bamako tente de renforcer la présence de l'Etat dans le nord désertique du pays, comprenant les régions de Tombouctou, Gao et Kidal.

Le Premier ministre Moussa Mara a effectué une visite le week-end dernier dans le Nord, et l'accueil à Kidal fut mouvementé: des soldats maliens et des combattants de groupes armés (Touareg et jihadistes alliés, selon Bamako) se sont affrontés samedi dans la ville pendant le séjour de M. Mara.

Au cours des combats, 36 personnes ont été tuées, dont huit militaires, et une trentaine de personnes ont été enlevées, selon le gouvernement malien, qui a affirmé que les militaires agissaient dans le cadre de leur mission de sécurisation de la délégation officielle.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) a affirmé que ses hommes ont réagi pour "défendre leurs positions et opposer une légitime défense". Il a revendiqué "une dizaine de soldats maliens morts" et "30 prisonniers dont deux blessés" remis à la Croix-Rouge.

Dimanche, la mission de l'ONU au Mali, la Minusma, a parlé de "l'assassinat de deux civils et six officiels maliens à Kidal", sans donner plus de détails.

Avec les violences à Kidal, "les terroristes ont déclaré la guerre au Mali, le Mali est donc en guerre contre ces terroristes", a affirmé dimanche le Premier ministre Mara.

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