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Mali: arrivée à Bamako du Premier ministre accueilli par des manifestants

18/05/2014 06:43 EDT | Actualisé 18/07/2014 05:12 EDT

Après un séjour dans le nord de son pays marqué par des violences meurtrières à Kidal, le Premier ministre malien est arrivé dimanche soir à Bamako, où il a été accueilli par des centaines de manifestants scandant des slogans hostiles à l'ONU et à la France, a constaté à l'AFP.

M. Mara a débarqué peu après 20H00 locales d'un avion de l'ONU en provenance de Gao (nord-est), dernière étape de sa visite après Tombouctou (nord-ouest) vendredi, et Kidal (extrême nord-est) dimanche.

Son séjour a Kidal a été marqué par des affrontements entre les forces maliennes et des groupes armés qui, selon le ministère malien de la Défense, étaient le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) "appuyé par des éléments des groupes terroristes" non identifiés. Il y a plus de 36 tués, dont huit militaires et 30 personnes étaient retenues par les assaillants, d'après Bamako.

Il a répété que ces évènements représentaient "une guerre" déclarée au Mali, qui y fera face. "La riposte sera à hauteur de l'action. L'objectif de notre action est que le Mali retrouve sa souveraineté. La guerre, on nous l'a imposée. (...) Tout le territoire doit être placé sous la souveraineté de l'Etat", a-t-il affirmé.

Moussa Mara a été accueilli à l'aéroport par une foule de plusieurs centaines de personnes, incluant des ministres, députés, artistes, mais en majorité des jeunes, qui étaient restés plusieurs heures à l'attendre sur place en dépit de la pluie qui tombait sur Bamako.

Dans la foule, on entendait des slogans hostiles au MNLA, mais également à la mission de l'ONU au Mali (Minusma) et la France, ces dernières disposant dans le nord du Mali de troupes déployées dans le cadre d'une intervention militaire déclenchée en janvier 2013 et toujours en cours.

"Minusma, à bas!", "La France, à bas!", "Vive le Mali", "Libérez Kidal!".

Beaucoup ont souligné qu'il a été la plus haute autorité malienne à avoir pu séjourner à Kidal depuis l'élection en août 2013 du président Ibrahim Boubacar Keïta, cette ville, fief de rebelles touareg, étant devenue une zone de non-droit.

En novembre 2013, le précédent Premier ministre, Oumar Tatam Ly, avait annulé une visite prévue à Kidal après l'intrusion de manifestants hostiles sur l'aéroport de la ville.

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