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CSIO La Baule/Grand Prix: Eric Lamaze trois ans après

18/05/2014 12:27 EDT | Actualisé 18/07/2014 05:12 EDT

Le Canadien Eric Lamaze a retrouvé un autre cheval, sans pour autant oublier son crack Hickstead, décédé en novembre 2011, pour remporter trois ans après le Grand Prix du concours de saut international officiel (CSIO) de La Baule, sur le hongre de 10 ans Powerplay.

"C'est ma première victoire en Grand Prix 5 étoiles (le plus élévé dans la hiérarchie des concours, ndlr) depuis la tragédie", a rappelé le cavalier québécois.

Lamaze avait pris une année sabbatique après la mort de son partenaire du titre olympique des Jeux-2008, foudroyé en plein concours à Vérone (Italie) d'une rupture de l'aorte.

"Sauvé" dans sa jeunesse par les équidés, quand sa vie prenait un mauvais virage, Lamaze avait un rapport spécial avec Hickstead.

Il avait acquis l'holsteiner Powerplay, ainsi que Verdi III, il y a un an chez le Suisse Pius Schwizer, grand formateur de jeunes chevaux.

- 'Bien le connaître' -

"J'attendais de bien le connaître avant de faire un barrage comme ça", a soufflé le cavalier nord-américain, établi près d'Anvers durant ses permanences en Europe. Le moment était venu ce dimanche, sous le chaud soleil atlantique et devant un public débordant des tribunes.

"J'ai senti que Powerplay pouvait faire sept foulées entre les obstacles 1 et 2 (du barrage) au lieu de huit", a expliqué le vainqueur. Ce fut la clé de la réussite.

C'est en effet en barrage et au chrono que Lamaze, 56 ans, a devancé, pour un podium francophone, le Marocain Abdelkebir Ouaddar et le Français Patrice Delaveau, double sans faute comme huit des neuf barragistes, quasiment un record.

En 35 sec sec 83/100e, Lamaze et Powerplay ont volé vers la victoire, effaçant l marque de Ouaddar (37.53) sur le bouillant étalon selle français Quickly de Kreisker.

Le cavalier de l'écurie royale a assuré, alors que Quickly, comme son nom l'indique, est réputé pour sa vitesse. "A l'entrée du double, j'ai rajouté une foulée", a même précisé le natif de Marrakech, félicité au téléphone par le roi Mohammed VI. Ouaddar, 51 ans, est à bonne école, entraîné par Marcel Rozier, champion olympique par équipes en 1976 et ancien entraîneur de l'équipe de France.

Battu de 7/100e pour la deuxième place - "je n'ai pas trouvé la foulée longue du dernier obstacle" -, Delaveau était pourtant "vraiment très content".

Il y a un an, le cavalier installé près de Deauville avait gagné le GP baulois avec Orient Express HDC. L'étalon effectuera son grand retour la semaine prochaine à Rome, vendredi en Coupe des nations et dimanche en Grand Prix.

asc/jta

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