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Au moins 16 morts en Irak, un candidat aux élections enlevé à Bagdad

18/05/2014 03:40 EDT | Actualisé 18/07/2014 05:12 EDT

Au moins 16 personnes sont mortes dimanche en Irak, où un candidat aux élections législatives a été enlevé par des insurgés, alors que les autorités s'apprêtent à communiquer les premiers résultats de ce scrutin tenu il y a plus de deux semaines.

Parallèlement, des sources militaires ont annoncé que l'armée avait tué 85 insurgés dans des opérations contre le réseau extrémiste Al-Qaïda à Mossoul (nord) et Fallouja (ouest).

L'Irak est endeuillé depuis plus d'un an par des violences meurtrières quotidiennes, qui ont déjà fait plus de 3.500 victimes cette année. Dimanche, au moins seize personnes sont mortes à travers le pays.

Les attaques ont eu lieu à Bagdad et dans ses environs, et dans les provinces de Salaheddine et Ninive.

Dans la capitale, Rahman Abdulzahra al-Jazairi, candidat d'un petit parti chiite, se trouvait près de son domicile dans le quartier de Jamila lorsque des hommes armés ont ouvert le feu, blessant son père et son frère avant de l'enlever, a annoncé la police.

M. al-Jazairi est le secrétaire général du Hezbollah Warithun, une branche du Hezbollah irakien, lui-même lié au puissant parti du même nom au Liban.

Des images de vidéosurveillance ont aidé à identifier les agresseurs et les forces de sécurité s'emploient à obtenir la libération de M. al-Jazairi, a assuré le parti sur sa page Facebook, sans préciser l'identité des ravisseurs.

Cette petite formation a peu de chances d'obtenir des sièges aux élections législatives, dont les premiers résultats pourraient être rendus publics lundi, selon la commission électorale.

L'enlèvement de M. al-Jazairi est le premier incident de ce genre depuis les élections législatives du 30 avril, dont la campagne a été émaillée de violences meurtrières contre des meetings et des candidats.

Alors qu'aucun résultat n'a encore été dévoilé, plusieurs partis politiques cherchent déjà à passer des alliances en vue de formations gouvernementales.

Le Premier ministre Nouri al-Maliki vise un troisième mandat, mais ses opposants lui reprochent la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays.

La commission électorale a assuré que la lenteur du décompte des voix était due à une multitude de recours, mais de premiers résultats devraient être annoncés lundi.

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