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Mali: le Premier ministre en visite dans les trois régions du Nord

16/05/2014 09:12 EDT | Actualisé 16/07/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre du Mali, Moussa Mara, a entamé vendredi par Tombouctou une visite dans les trois régions du nord de ce pays incluant Kidal, où des femmes et jeunes indépendantistes manifestaient contre son déplacement, selon des sources officielles.

En novembre 2013, son prédécesseur Oumar Tatam Ly avait été contraint d'annuler une visite à Kidal après l'intrusion de manifestants hostiles sur l'aéroport de cette ville, chef-lieu de région à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako et fief de rebelles touareg et de certains de leurs partisans indépendantistes.

Selon un responsable au gouvernorat de Kidal, quelques centaines de personnes, surtout des jeunes et des femmes, manifestaient sur l'aéroport contre l'arrivée de M. Mara, son premier voyage dans la zone depuis sa nomination début avril.

"Les gens crient :+Mali, no! Azawad, yes!+", a indiqué le responsable du gouvernorat, Azawad étant le nom donné par certains mouvements armés à un vaste territoire du nord du Mali considéré comme le berceau des Touareg.

Selon une source au cabinet du Premier ministre, la visite de Moussa Mara dans le nord du pays s'étendra sur deux jours: Tombouctou (nord-ouest) vendredi, ensuite Gao (nord-est) puis Kidal samedi. Sa délégation comprend plusieurs ministres, dont ceux de la Défense, de la Justice, de la Sécurité et de la Réconciliation nationale, a-t-on indiqué de même source, sans plus de détails.

Pour l'étape de Tombouctou, M. Mara est également accompagné de la secrétaire d'Etat française chargée du Développement et de la Francophonie Annick Girardin, et du commissaire européen au Développement Andris Piebalgs, selon un journaliste de l'AFP.

La sécurité de la délégation officielle est assurée notamment par l'armée française et la mission de l'ONU au Mali (Minusma), déployées dans le pays dans le cadre d'une intervention militaire internationale déclenchée en janvier 2013 à l'initiative de Paris.

Mme Girardin et M. Piebalgs avaient participé jeudi à Bamako à une réunion avec le gouvernement malien pour faire le point des engagements financiers de la communauté internationale.

Il y a un an, des bailleurs internationaux rassemblés à Bruxelles avaient promis quelque 3,2 milliards d'euros pour le Mali, où une intervention militaire internationale a été lancée en janvier 2013 pour chasser des jihadistes armés du nord du pays.

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