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A Bucarest, Sarkis emmène le public "A l'autre bout de l'arc-en-ciel"

16/05/2014 03:08 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT

Une exposition de Sarkis ouvre ses portes vendredi à Bucarest dans trois musées différents reliés par un arc-en-ciel imaginaire, une première pour le célèbre artiste d'origine arménienne installé en France.

Baptisée "A l'autre bout de l'arc-en-ciel", cette exposition inédite met en scène photos, vêtements d'enfants, sculptures et néons dans un parcours visuel faisant un aller-retour entre la tradition et la culture contemporaine.

Si le concept est unitaire, l'exposition est divisée en trois chapitres.

Le premier, "De l'aube au crépuscule", est accueilli par le Musée du paysan roumain où Sarkis déclare avoir voulu placer ses oeuvres "en conversation" avec les objets faisant partie de la collection de cet établissement emblématique créé en 1906 et déclaré musée européen de l'année en 1996.

"Les objets qui sont dans le Musée du paysan viennent de personnes qui ont déjà disparu. Ce que je montre ici, ce sont des objets deux jours après la disparition d'une personne", explique-t-il à l'AFP, dans une salle regroupant une vingtaine de photos prises en 1989 à Istanbul, dans la maison d'un proche qui vient de mourir.

Caméra pendant sur son épaule, l'artiste né en Istanbul en 1938 et qui s'est installé en France en 1964, assure garder des liens très étroits avec la Turquie et notamment avec ses jeunes artistes.

Le Musée national d'art contemporain (MNAC), ouvert dans une aile du gigantesque Palais du Parlement érigé dans les années 1980 par l'ancien dictateur communiste Nicolae Ceausescu, accueille le deuxième volet de l'exposition, "Entre le ciel et la terre", également consacré aux différentes étapes de l'existence.

Enfin, le troisième volet, "La mémoire est vivante, les souvenirs sont figés", propose une installation où se côtoient sculptures, photographies et aquarelles autour du concept du "Kriegsschatz" (trésors de guerre).

Il est accueilli par le Centre international d'art contemporain The Ark, un bâtiment imprégné d'histoire qui semblait condamné à l'oubli et la dégradation avant qu'un groupe d'architectes ne lui donne une nouvelle vie.

"A l'instar de l'arc-en-ciel, le pont qui relie la terre et le ciel, l'exposition n'a pas de point de départ, les visiteurs pouvant débuter le parcours où bon leur semble", indique l'Institut français de Bucarest, qui organise cet événement.

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