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USA: grève des employés de fast-foods pour réclamer une hausse des salaires

15/05/2014 04:00 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT

Des employés de chaînes de restauration rapide se sont mis en grève jeudi aux Etats-Unis pour réclamer des augmentations de salaire et le droit de se syndiquer, un mouvement également observé dans d'autres pays.

Des dizaines de salariés de fast-foods à Miami, New York, Chicago, Houston ou Los Angeles ont observé une grève de quelques heures pour demander que leur salaire horaire soit porté à 15 dollars.

L'appel au mouvement a été lancé dans 130 villes de 33 pays, a indiqué à Miami l'organisateur de la manifestation Muhammed Malik.

A New York, où le mouvement avait commencé en novembre 2012, une centaine de manifestants se sont réunis sous la pluie, portant des pancartes affirmant "Salaire équitable, respect de nos droits".

Une porte-parole de McDonald's, Heidi Barker, a assuré dans un courriel à l'AFP que les restaurants n'étaient pas fermés et qu'il ne s'agissait pas de "grèves mais de rassemblements organisés par des personnes extérieures".

Burger King a souligné pour sa part dans un communiqué qu'il offrait des bourses universitaires à ses employés et respectait leurs droits.

A Miami, une cinquantaine de personnes ont défilé devant un restaurant Wendy's, scandant : "Nous voulons une augmentation".

"Mon rêve américain s'est transformé en esclavage", a expliqué à l'AFP une manifestante de 33 ans, Selmira Wilson, originaire du Nicaragua et venue aux Etats-Unis il y a trois ans.

Les 7,99 dollars par heure qu'elle gagne chez McDonald's ne suffisent pas à lui permettre d'élever ses trois enfants, dit-elle.

"Mon fils de 16 ans travaille aussi chez McDonald's. Nous sommes payés des clopinettes. Je fais le ménage le soir dans les bureaux pour pouvoir vivre", ajoute-t-elle.

"J'en ai marre de gagner un salaire de misère", a lancé de son côté Oscar Rivera, qui travaille chez Wendy's et gagne 7,93 dollars de l'heure. "Ce n'est pas assez pour payer les factures, aider ma mère, ma famille".

Dans d'autres pays, le mouvement a été encore plus limité, comme à Genève ou à Londres où quelques dizaines de personnes seulement ont manifesté.

Les employés de fast-foods à Paris ont lancé une journée de solidarité.

En Italie, les trois plus grands syndicats du secteur ont appelé à un mouvement de grève vendredi.

du/ff/sam

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