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Rue Copernic: la justice canadienne ouvre la voie à l'extradition de Diab en France

15/05/2014 11:35 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT

La justice canadienne a rejeté jeudi l'appel du Libano-canadien Hassan Diab, principal suspect de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris qui avait fait quatre morts en 1980, ouvrant la voie à son extradition vers la France.

La Cour d'appel de l'Ontario, qui avait été saisie par M. Diab, a rejeté sa demande visant à empêcher sa remise à la police et à la justice françaises, soulignant notamment que la France avait démontré que les preuves à charge retenues contre lui n'ont pas été obtenues sous la torture.

Au terme d'une décision de 110 pages, les trois juges de la Cour d'appel concluent que "l'appel est rejeté".

Les magistrats notent que le gouvernement canadien a obtenu "certaines assurances" de la part des autorités françaises "sur le fonctionnement de (leur) système judiciaire" et en particulier sur le fait que M. Diab "n'est pas remis à un pays qui tolère l'usage de preuves obtenues sous la torture".

Le gouvernement canadien avait autorisé en 2012 le transfert vers la France de cet ancien professeur de sociologie à l'université d'Ottawa.

Sa défense remettait en question une analyse graphologique présentée par le justice française comme un élément-clé dans le dossier à charge contre l'auteur présumé de cet attentat en plein centre de Paris.

Le juge de première instance, qui avait décidé de l'extradition de M. Diab, "ne s'est pas trompé en jugeant que l'analyse graphologique de l'expert français était manifestement fiable", ont estimé les trois magistrats.

Les analyses graphologiques sont cantonnées à une fiche d'hôtel remplie par un certain Alexander Panadriyu qui s'est révélée être une fausse identité utilisée, selon la police française, par Hassan Diab.

Ce dernier aurait acheté une moto et déposé les explosifs dans les sacoches, avant de l'abandonner aux abords de la synagogue de la rue Copernic le 3 octobre 1980 en début de soirée.

M. Diab, âgé maintenant de 60 ans, se dit victime d'une homonymie et soutient qu'il était étudiant à Beyrouth au moment des faits.

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