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Près de 1,5 milliard d'euros versés pour la reconstruction du Mali, selon Bamako

15/05/2014 03:58 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT

Près de 1,5 milliard d'euros, sur les 3,2 milliards promis, a été versé par les bailleurs internationaux pour la reconstruction du Mali, un an après la conférence des donateurs à Bruxelles, a annoncé jeudi le Premier ministre malien Moussa Mara.

"Sur les 2.155 milliards de francs CFA (FCFA, plus de 3,2 milliards d'euros) promis en mai 2013, 1.474 milliards FCFA (plus de 2,2 milliards d'euros) ont fait l'objet d'engagements fermes à travers des accords et conventions de financement", a affirmé M. Mara jeudi lors de la troisième réunion de suivi de la conférence de Bruxelles.

Des fonds d'un montant de "965 milliards FCFA (plus de 1,471 milliard d'euros) ont déjà été décaissés, dont 807 milliards FCFA (plus de 1,2 milliard d'euros) en 2013 et 158 milliards FCFA (plus de 240 millions d'euros) en 2014. Nous nous félicitons de ce résultat", a-t-il ajouté.

Le 15 mai 2013, la communauté internationale avait promis à Bruxelles quelque 3,2 milliards d'euros pour reconstruire le Mali, après l'intervention armée internationale lancée à l'initiative de la France en janvier 2013 pour chasser les jihadistes armés.

Ces islamistes alliés à Al-Qaïda avaient occupé pendant plusieurs mois en 2012 le nord du Mali et voulaient progresser en direction du Sud quand ils ont été stoppés par l'intervention dirigée par la France.

"Près des trois quarts (des fonds promis) ont déjà été engagés et près de 45% versés", a résumé la secrétaire d'Etat française chargée du Développement et de la Francophonie, Annick Girardin, qui représentait son pays à cette réunion.

"Des efforts considérables ont été réalisés" mais "beaucoup reste à faire pour poser les bases d'un développement durable et parvenir à des résultats plus tangibles", a de son côté estimé le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs.

Une partie de cette aide est "visible sur le terrain", dans le nord du Mali, où "on peut voir des choses concrètes" financées par l'UE, dans les routes, l'assainissement, la sécurité alimentaire et la santé, a déclaré M. Piebalgs à un journaliste de l'AFP.

Il a cependant affirmé que "la paix n'est possible que si il y a un accord politique clair" entre les groupes rebelles du Nord et le gouvernement de Bamako.

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