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Mirabel: à la recherche d'une nouvelle vocation pour l'aérogare

15/05/2014 06:24 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

Le dossier de l'aérogare de Mirabel continue de faire parler de lui. Pendant qu'ADM attend des soumissions pour la démolition du terminal, le maire de Mirabel met les bouchées doubles pour donner une deuxième vie au bâtiment vide.

L'aérogare de Mirabel est vide depuis 10 ans. Pourtant, juste en face, on retrouve une tour à bureaux complètement rénovée et tous ses locaux sont loués.

Son propriétaire, Syscomax, veut en construire une deuxième et a même acheté le vieil hôtel Le Château de l'aéroport. « Nous ce qu'on veut emmener, c'est un autre marché, autre que le marché d'hôtel standard, comme on le connaît un peu partout », explique le président de la compagnie, Sylvain Robitaille.

L'aérogare est peut-être vide, mais l'aéroport, lui, se porte très bien. Les pistes d'atterrissage servent tous les jours pour des marchandises, mais aussi pour des vols nolisés.

Des dizaines d'entreprises s'y sont installées, comme Bombardier, et elles emploient plus de 4000 travailleurs, dont la masse salariale dépasse les 500 millions de dollars. « Que le terminal passager soit là ou pas, pour nous, ça ne fait pas vraiment de différence », indique Marc Duchesne, porte-parole de Bombardier avions commerciaux.

Mais pour le maire de Mirabel, Jean Bouchard, l'aérogare doit revivre. Avec entre autres, un centre de foires et un salon aéronautique spécialisé. « En partenariat avec Le Bourget, ça serait un salon dédié à la sous-traitance », propose-t-il.

Cliquez ici pour écouter le reportage de Francis Labbé sur votre appareil mobile.

Aéroports de Montréal a offert le terminal au maire de Mirabel pour 1 dollar à condition qu'il assume tous les coûts, dont 25 millions en rénovations.

Le maire veut soumettre une étude de faisabilité dans les prochaines semaines et a fait appel à un consultant français spécialisé en aéronautique.

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