POLITIQUE

Commission Charbonneau: Julie Boulet maintient n'avoir jamais mélangé financement et contrats

15/05/2014 10:39 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT
CEIC

EN DIRECT - L'ex-ministre des Transports Julie Boulet reconnaît qu'une grande proportion des travaux était donnée en sous-traitance aux firmes de génie, mais refuse d'y voir un lien avec la hausse fulgurante de leurs dons au PLQ.

Un texte de François Messier Twitter Courriel

Mme Boulet, qui a été ministre déléguée aux Transports (2003-2008) puis ministre en titre (2008-2010) dans le gouvernement de Jean Charest, estime par ailleurs qu'il n'était pas plus cher de recourir à l'externe pour l'exécution des plans et devis et la surveillance des travaux.

Elle soutient aussi encore n'avoir jamais tenté de favoriser des entreprises de pavage au moment de décider des contrats sans appels d'offres - dits tarifés - à être attribués en fin de saison avec ce qu'il restait au budget annuel. Elle soutient qu'elle se contentait d'avaliser les choix de son ministère.

Mme Boulet avait déjà insisté que jamais elle n'avait attribué de contrats d'asphalte à des entreprises en fonctions de leurs dons.

L'ex-ministre des Transports sous Jean Charest a affirmé hier qu'elle ne s'est jamais occupée de financement politique depuis qu'elle a été élue une première fois, en 2001. Elle s'est défendue d'avoir accordé des contrats à des entreprises, notamment de pavage, parce qu'elles finançaient sa caisse électorale.

Elle a même affirmé n'avoir jamais été informée que les ministres du gouvernement Charest devaient amasser 100 000 $ par année avant que son ministre délégué, Norman MacMillan, ne le déclare publiquement en 2009. Elle a été rapidement contredite par le ministre du Travail, Sam Hamad.

La députée de Laviolette a aussi admis qu'elle avait déjà accordé un contrat sans appel d'offres à Maskimo, une entreprise de pavage de sa région.

Bien que la ministre ait plaidé avoir agi par souci d'équité, des concurrents ayant eu davantage de contrats du genre, l'affaire a néanmoins prouvé que des ministres peuvent intervenir en faveur d'une entreprise.

Mme Boulet a aussi admis avoir déjà rencontré un grand collecteur de fonds du PLQ, Marc Bibeau - un important entrepreneur en construction - à la demande de la responsable du financement au Parti libéral du Québec, Violette Trépanier.

La députée affirme qu'il a été question non pas de financement politique, mais d'un appel d'offres que M. Bibeau n'avait pas remporté. Elle a assuré qu'elle ne lui avait pas donné d'informations privilégiées, mais plutôt des renseignements qu'il aurait pu obtenir par la Loi d'accès à l'information ou des informations publiques.

Deux enquêteurs de la commission, André Noël et Éric Desaulniers, seront appelés à la barre par la suite. Ils témoigneront ensemble.

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