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Attentat à la voiture piégée à la frontière syro-turque, 43 morts (ONG)

15/05/2014 02:36 EDT | Actualisé 15/07/2014 05:12 EDT

Au moins 43 civils dont des femmes et des enfants ont été tués et des dizaines blessés jeudi dans un attentat à la voiture piégée à un point de passage dans le nord de la Syrie, à la frontière turque, selon une ONG.

Ce nouveau bilan a été fourni par le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Un précédent bilan de cette ONG faisait état de 29 morts.

L'attentat a visé une zone utilisée comme parking au point de passage de Bab al-Salama tenu par des rebelles islamistes, a précisé l'OSDH.

Des photos de l'attentat mises en ligne par des militants montrent des hommes en état de choc debout autour de corps carbonisés. Une vidéo diffusée sur Youtube montre de la fumée s'élevant de la carcasse d'une voiture pulvérisée ainsi que des bagages abandonnés. L'authenticité de la vidéo n'a pu néanmoins être confirmée de source indépendante.

Les victimes ont été transportées dans des hôpitaux turcs et syriens, selon M. Abdel Rahmane.

Le côté syrien du passage de Bab al-Salama est contrôlé par les rebelles islamistes, engagés depuis janvier dans des combats meurtriers avec les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), considéré comme le groupe le plus radical dans le pays en guerre.

Les alentours de ce point de passage avaient déjà été visés par des attentats à la voiture piégée. En février, une explosion avait notamment fait morts et 45 blessés.

L'EIIL a mené plusieurs attentats meurtriers contre des positions rebelles dans le nord du pays.

D'autres points de passage de la frontière syro-turque ont également été visés par des attaques, dont celui de Bab al-Hawa dans la province d'Idleb (nord-ouest), où un double attentat suicide avait fait 16 morts en janvier.

Déclenché en mars 2011 par une contestation populaire violemment réprimée, le conflit en Syrie s'est transformé en une guerre opposant le régime à des déserteurs aidés par des civils armés et des jihadistes venus de l'étranger.

Il s'est complexifié avec des combats entre rebelles et jihadistes venus pour la plupart de l'étranger pour combattre eux aussi le régime de Bachar al-Assad.

Plus de 150.000 personnes ont été tuées dans cette guerre qui continue de faire rage, en l'absence de tout espoir de règlement dans l'immédiat.

Ailleurs dans le pays, des combats avaient lieu entre soldats et rebelles à Idleb, de même que dans la province de Deraa (sud), où neuf personnes dont trois enfants ont péri dans des raids aériens du régime, a indiqué l'OSDH.

Et dans la province de Damas, de violents combats avaient lieu pour la prise de la localité de Mliha, où l'armée du régime a mené plus de 25 raids aériens, selon l'ONG.

bur-kam/tp

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