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ONU: la guerre a déplacé 33,3 millions de personnes dans leur pays en 2013

14/05/2014 01:38 EDT | Actualisé 14/07/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
A Syrian refugee family walks towards the new Syrian camp of Azraq, which stretches for 9 miles (15 kilometers), and lies 55 miles (90 kilometers) from the Syrian border in Jordan, Wednesday, April 30, 2014. Jordan opens a third refugee camp in the middle of the desert for tens of thousands more Syrians expected to flee their country?s civil war, highlighting the staggering effect the refugee problem is having on Syria?s neighbors. The new, sprawling facility complete with solid caravans and a supermarket, is designed to accommodate up to 130,000 people and potentially become the world?s second largest refugee camp. (AP Photo/Raad Adayleh)

GENÈVE - Le nombre de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays par les conflits et la violence a atteint un sommet en 2013, à 33,3 millions de réfugiés, ont indiqué mercredi des responsables onusiens et norvégiens.

Cette hausse de 4,5 millions de personnes constatée par rapport à 2012 est essentiellement attribuable à la guerre civile syrienne, qui entame sa quatrième année et qui, selon des militants, a fait quelque 150 000 morts.

Les directeurs de l'agence onusienne des réfugiés et du Conseil norvégien pour les réfugiés rapportent que 8,2 millions de personnes se sont enfuies de chez elles au cours de la dernière année, dont 3,5 millions seulement en Syrie. Les autres deux tiers du total de 33,3 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays avaient pris la route au cours des années précédentes.

Les données démontrent qu'une famille syrienne fuit la guerre civile chaque seconde.

Le secrétaire général de l'agence norvégienne, Jan Egeland, a déclaré aux journalistes que la Syrie forme l'épicentre d'un déplacement forcé et violent. Il a ajouté que ces chiffres sont les pires compilés depuis les génocides de Rwanda et de Bosnie dans les années 1990, quand un sommet de 28 millions de déplacés avait été touché.

M. Egeland a prévenu que de nombreux déplacés luttent pour survivre à des crises vieilles de plusieurs décennies mais pour lesquelles on attend toujours des solutions durables.

Les données compilées par le Centre de surveillance des déplacements à l'intérieur d'un pays, une composante de l'agence norvégienne, ne couvrent que 58 pays. Elles démontrent néanmoins que 63 pour cent des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays peinent à survivre dans cinq pays: la Syrie (6,5 millions de réfugiés internes), la Colombie (5,7 millions), le Nigeria (3,3 millions), la République démocratique du Congo (2,9 millions) et le Soudan (2,4 millions).

«Ce sont des gens qui vivent en état total de crise, a dit M. Egeland, qui a été le principal responsable humanitaire des Nations unies entre 2003 et 2006. Ce sont les plus vulnérables de toute l'humanité.»

Le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, a déclaré que la hausse inquiétante du nombre de réfugiés internes démontre que «nous constatons aujourd'hui une multiplication des conflits, et en même temps on dirait que les anciens conflits ne prennent jamais fin».

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