POLITIQUE

Thomas Mulcair dit avoir respecté les règles en payant ses employés de Montréal

14/05/2014 12:47 EDT | Actualisé 14/07/2014 05:12 EDT
Bloomberg via Getty Images
Tom Mulcair, leader of Canada’s main opposition New Democratic Party, speaks during an interview in New York, U.S., on Thursday, March 14, 2013. During a visit to Washington this week Mulcair told U.S. lawmakers and executives that he opposes the Keystone XL oil pipeline, according to the Edmonton Journal. Photographer: Peter Foley/Bloomberg via Getty Images

Le chef du NPD Thomas Mulcair insiste : son parti a respecté les règles en utilisant des fonds parlementaires pour payer le salaire d'employés travaillant dans ses bureaux montréalais.

M. Mulcair a affirmé, mardi, que cet arrangement avait été approuvé par le groupe de gestion du greffier de la Chambre des communes, même si celui-ci ignorait que ces employés travaillaient à l'extérieur d'Ottawa. Selon lui, le NPD a fait preuve d'une transparence complète avec la Chambre des communes.

Toutefois, des documents remis au Bureau de la régie interne (auquel siègent des membres des trois principaux partis politiques), lequel questionnera M. Mulcair à ce sujet jeudi, semblent indiquer le contraire.

En octobre 2011, deux représentants du Service des finances et des ressources humaines ont rencontré Jess Turk-Browne, à l'époque l'adjointe au chef de cabinet de la chef intérimaire du NPD, Nycole Turmel. Ils ont spécifiquement demandé où serait situé le lieu de travail de ces employés, peut-on lire dans le résumé transmis par la greffière Audrey O'Brien. Mme Turk-Browne a alors confirmé que ces employés travailleraient à Ottawa.

Le comité de Régie interne a reçu le procès-verbal de la rencontre.

M. Mulcair a tenté de nier le contenu de ces documents ou même leur existence. Selon lui, les administrateurs de la Chambre des communes savaient que ces employés travaillaient à Montréal. « Les BlackBerry (fournis aux employés) avaient tous des adresses de Montréal. Les médias ont été invités à l'ouverture du bureau. (Les employés) avaient des numéros de téléphone de Montréal. Toutes les adresses étaient montréalaises », a-t-il dit.

Il a souligné que ces employés travaillaient « sous la direction d'Ottawa » et non « à Ottawa ». Pour M. Mulcair, ils aidaient les députés dans leurs fonctions parlementaires et ne participaient pas à des activités partisanes.

Le NPD a aussi établi des bureaux semblables à Québec et à Toronto. Il était en train d'en installer un nouveau en Saskatchewan, là où il ne compte aucun député. Or, le mois dernier, le Bureau de régie interne a modifié les règles pour interdire à des employés payés par la Chambre des communes de travailler dans des locaux financés par un parti politique.

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