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Kerry part à Londres, au chevet de la Syrie et de l'Ukraine

14/05/2014 06:22 EDT | Actualisé 14/07/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, est parti mercredi à Londres pour 24 heures d'intense diplomatie au chevet du conflit en Syrie et de la crise en Ukraine.

Dès mercredi soir, M. Kerry doit également rencontrer dans la capitale britannique le président palestinien Mahmoud Abbas, une première depuis la suspension fin avril du dialogue direct israélo-palestinien.

Mais ce court voyage est centré sur une nouvelle réunion jeudi du groupe "London 11" sur la Syrie, du nom des onze pays (Allemagne, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Etats-Unis, France, Italie, Jordanie, Qatar, Royaume-Uni et Turquie) soutenant l'opposition syrienne, après la démission mardi de l'émissaire international Lakhdar Brahimi.

"M. Brahimi n'a pas échoué", a défendu mardi soir John Kerry lors d'un point de presse au département d'Etat, assurant qu'il y aurait "une poursuite des efforts" pour appuyer la rébellion modérée qui combat les forces du régime syrien.

Le secrétaire d'Etat avait reçu la semaine dernière avec tous les honneurs le chef de l'opposition syrienne Ahmad Jarba, mais sans accéder à sa demande de livraisons d'armes de guerre pour combattre l'armée du président Bachar al-Assad.

Il s'agit à Londres de se concentrer sur "les efforts de la communauté internationale pour soulager les souffrances humanitaires en Syrie et pour doper le soutien à une transition modérée", a expliqué un haut fonctionnaire américain.

"Les Etats-Unis savent quelle est l'urgence de la crise en Syrie et se tiennent fermement au côté du peuple syrien", a ajouté ce responsable.

Washington apporte officiellement une aide militaire non létale à la rébellion modérée syrienne, comme des équipements de communication. L'administration Obama, très réticente à tout engagement militaire direct, redoute que des armes de guerre ne tombent finalement entre les mains de rebelles jihadistes qui combattent l'armée syrienne.

Les Etats-Unis privilégient également un "processus politique" sur une "solution militaire" en Syrie, malgré l'échec de la conférence de Genève-2 en février entre Damas et l'opposition.

Mardi, en visite à Washington, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a critiqué la politique américaine à l'égard de la Syrie, disant "regretter" que le président Barack Obama ait renoncé à la dernière minute l'été dernier à frapper Damas.

John Kerry profitera également de Londres pour discuter avec ses homologues européens de la crise en Ukraine et des moyens de soutenir les prochaines élections du 25 mai.

Le chef de la diplomatie américaine a répété mardi que la Russie serait la cible de nouvelles "sanctions" en cas de perturbation du scrutin ukrainien dans moins de deux semaines.

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