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Jihad en Syrie: la garde à vue de sept personnes arrêtées en France prolongée

14/05/2014 04:10 EDT | Actualisé 14/07/2014 05:12 EDT

La garde à vue de sept personnes arrêtées mardi dans l'est de la France et soupçonnées de s'être rendues en Syrie pour y mener le jihad va être prolongée de 48 heures, a indiqué mercredi soir à l'AFP une source judiciaire.

L'opération, menée par une unité d'intervention d'élite de la police, s'était déroulée à la Meinau, quartier populaire de Strasbourg, près de la frontière avec l'Allemagne. En matière antiterroriste, une garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures, et au-delà, les suspects peuvent être présentés à un magistrat en vue de leur éventuelle inculpation.

Les suspects sont âgés de 23 à 25 ans, selon une source judiciaire. Ils font partie, selon des sources concordantes, d'un groupe d'une dizaine de personnes de la Meinau parties en Syrie en décembre, dont deux jeunes frères qui sont morts sur place ce qui avait déclenché en début d'année une mobilisation contre "l'endoctrinement jihadiste" dans ce quartier.

Les jeunes arrêtés se seraient rendus en Syrie prétextant "des vacances" et sont rentrés fin mars. Ils sont "susceptibles d'avoir rejoint un camp d'entraînement", a-t-on précisé de source policière, et se sont "beaucoup manifestés" sur internet via des réseaux sociaux où ils auraient noué des liens avec une filière d'embrigadement.

Selon une source proche du dossier, l'information judiciaire vise un certain Mourad Fares, 29 ans, originaire d'une région des Alpes françaises et considéré par les services français comme un important "facilitateur", qui recrute des Français via les réseaux sociaux et se trouve toujours en Syrie.

Il est apparu dans plusieurs autres dossiers, outre celui du groupe de Strasbourg, comme celui des deux mineurs du sud-ouest rentrés après un court périple dans la zone frontalière syro-turque.

De source proche du dossier, quelque 780 personnes vivant en France ont rallié en Syrie les rangs des groupes jihadistes, sont en route vers ce pays ou en sont revenues. La mort d'une petite trentaine d'entre elles a été recensée, selon cette source.

Les services de renseignement craignent qu'à leur retour, certains jihadistes ne commettent des actes terroristes en France.

Le gouvernement a lancé en avril un plan contre les filières jihadistes vers la Syrie, avec la mise en place d'une plateforme internet et d'un numéro vert destinés à signaler les candidats, potentiels ou avérés, au jihad.

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