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Haïti: partisans et opposants de Martelly dans les rues pour ses 3 ans au pouvoir

14/05/2014 12:20 EDT | Actualisé 14/07/2014 05:12 EDT

Sympathisants et adversaires du président haïtien Michel Martelly étaient attendus mercredi dans les rues de Port-au-Prince à l'occasion du troisième anniversaire de son accession au pouvoir.

Les partisans de l'ancien chanteur populaire ont pris rendez-vous devant le palais présidentiel pour un grand concert afin de marquer "trois ans de progrès et de changement".

Des banderoles et des oriflammes déployées dans les rues de la capitale vantent les réalisations du président Martelly, qui a invité la population à descendre dans la rue pour célébrer cet anniversaire.

Pour l'opposition, le bilan est négatif. Ce sont "trois ans de dérives et de corruption", selon le MPOD (Mouvement patriotique de l'opposition démocratique). Des partis politiques d'opposition ont appelé leurs militants à manifester pour réclamer la démission du président.

Face à l'éventualité de violences entre les deux camps, la police a annoncé des mesures de sécurité supplémentaires.

Le Premier ministre Laurent Lamothe pour sa part a lancé mardi un appel au calme. "Nous ne pouvons pas revenir à la politique du passé. Nous avons besoin de créer des emplois et changer les conditions de vie de la population", a affirmé M. Lamothe, qui convoque les partis politiques aux élections.

Sous la pression de la communauté internationale, le gouvernement haïtien s'est engagé début mai à organiser fin octobre des élections législatives et locales, en retard de plus de deux ans.

"Maintenant nous avançons tout droit vers les élections. Ceux qui veulent arriver au pouvoir doivent passer par les urnes", a répondu M. Martelly, qui fait face à une mobilisation populaire de l'opposition.

Une médiation de l'église catholique avait permis aux protagonistes de la crise politique de signer un accord prévoyant la tenue d'élections libres et démocratiques.

Mais l'accord, obtenu grâce aux efforts du premier cardinal haïtien Chibly Langloi, et bien accueilli par la communauté internationale, est rejeté par les principaux partis de l'opposition.

Un groupe de partis politiques de l'opposition --dont le parti Fanmi Lavalas de l'ex-président Jean Bertrand Aristide-- a réclamé la tenue d'élections libres et honnêtes avec un Conseil électoral plus équilibré.

cre/are

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