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Syrie: Brahimi appelle à "ne pas baisser les bras"

13/05/2014 06:31 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

Le médiateur international en Syrie Lakhdar Brahimi, qui vient de donner sa démission, a qualifié mardi la situation en Syrie de "très difficile mais pas désespérée" et a affirmé "qu'il n'y a pas de raison de baisser les bras".

M. Brahimi s'adressait à la presse après son dernier exposé devant le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni à huis clos.

Il a refusé de fixer des priorités à son successeur mais a souligné que "le communiqué de Genève restait au centre" des efforts de paix. Ce texte prévoit une transition politique en Syrie mais les deux camps n'ont pas réussi à s'accorder sur les moyens de l'appliquer lors de leurs pourparlers en janvier et février à Genève sous l'égide de M. Brahimi.

Il a aussi jugé "intéressant" un "plan" que l'Iran lui a suggéré lors de sa dernière visite à Téhéran et qui comporte quatre points: cessez-le-feu, "formation d'un gouvernement d'unité nationale", "révision de la Constitution qui limiterait les pouvoirs du président" et élections présidentielle et législatives.

Les Iraniens étaient prêts, si ce plan avait été accepté par le Conseil de sécurité, à essayer de retarder l'élection présidentielle syrienne du 3 juin mais "c'est désormais trop tard", a expliqué M. Brahimi.

Au cours de ses consultations au Conseil, M. Brahimi a réaffirmé que la tenue du scrutin présidentiel, qui devrait aboutir à la réélection de Bachar al-Assad "compliquait encore les perspectives de règlement" du conflit, selon des diplomates.

Interrogé sur son message au peuple syrien, il a présenté "une nouvelle fois des excuses" pour l'échec de sa médiation.

L'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine a déclaré à la presse que "le travail doit continuer" pour trouver une solution au conflit et il a souhaité qu'un troisième round de négociations de paix "se tienne dès que possible".

Il a qualifié de "signe positif" l'accord qui a permis de lever le siège de Homs (centre de la Syrie) et a annoncé que la Russie avait proposé à ses partenaires du Conseil un projet de résolution sur l'accès humanitaire qui s'inspire de cet exemple. Il n'a pas donné de détail sur ce texte.

Il a en revanche critiqué la proposition française de saisir la Cour pénale internationale des exactions commises en Syrie, sans toutefois dire clairement si Moscou y mettra son veto. Une saisine de la CPI risque "d'exacerber les divergences alors qu'il faut aller de l'avant", a-t-il estimé.

avz/gde

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