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Obama prévient que le temps presse pour une réforme de l'immigration

13/05/2014 02:04 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

Barack Obama a prévenu mardi que le temps pressait pour faire adopter une réforme de l'immigration par le Congrès, une promesse de longue date du président américain et jusqu'ici mise en échec par les républicains.

"Il y a une fenêtre étroite. Plus nous serons proches des élections de la mi-mandat, plus ce sera difficile", a affirmé le dirigeant démocrate, en recevant à la Maison Blanche des chefs de la police et autres forces de l'ordre.

Début novembre, les Américains sont appelés aux urnes pour renouveler l'intégralité de la Chambre des représentants et le tiers du Sénat. Cette dernière assemblée, où les alliés de M. Obama sont majoritaires, a adopté en juin 2013 une réforme de l'immigration.

Ce texte prévoit, sous conditions drastiques et après un long parcours administratif, une naturalisation pour les clandestins. Mais la Chambre, aux mains des républicains, refuse de voter cette version du texte, préférant élaborer la sienne.

"C'est dur à croire que cet endroit (Washington) puisse fonctionner encore moins bien", a affirmé M. Obama, en prenant acte du caractère explosif d'un débat sur l'immigration en année électorale.

"C'est très difficile avant une élection, nous avons une fenêtre de deux ou trois mois pour faire avancer les choses à la Chambre des représentants", a-t-il insisté.

Trouver une solution à la situation des quelque 11 millions de personnes vivant clandestinement sur le sol américain, en très grande majorité originaires d'Amérique latine, constitue l'un des sujets les plus brûlants du débat politique.

M. Obama, qui en avait fait l'une de ses grandes promesses de campagne en 2008 et 2012, avait alors recueilli plus des deux tiers du vote latino. Regagner du terrain au sein de cette minorité dynamique semble crucial pour l'avenir électoral à long terme du parti républicain.

Même si le président républicain de la Chambre, John Boehner, a dit vouloir parvenir à légiférer à ce sujet, de nombreux élus de sa base rejettent un texte qui s'apparenterait à une "amnistie" pour les clandestins. Les républicains réclament avant tout un renforcement de la sécurité à la frontière que les Etats-Unis partagent avec le Mexique.

Il sera "impossible de progresser jusqu'à ce que les Américains et leurs élus soient convaincus que le président va faire respecter la loi telle qu'elle existe", a dit mardi un porte-parole de M. Boehner, Michael Steel.

col-tq/sam

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