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Grève des bus à Rio, des véhicules endommagés

13/05/2014 04:51 EDT | Actualisé 13/07/2014 05:12 EDT

Une grève des conducteurs d'autobus de Rio, entamée mardi à l'aube, paralysait plus de 80% de la flotte tandis que 74 véhicules ont été endommagés par des grévistes, ont indiqué les autorités locales.

Selon le secrétaire municipal des Transports, Alexandre Sansao, "deux millions de Cariocas dépendent" des bus gérés par des compagnies privées à Rio. La mairie a mis en circulation davantage de trains, métros et bateaux (qui traversent la baie de Rio) pour minimiser l'impact de la grève.

La police militaire, chargée du maintien de l'ordre, a été mobilisée pour assurer la sécurité des autobus sortant des garages. Huit grévistes qui endommageaient des bus à coups de pierre ont été arrêtés, selon la police.

Ce mouvement de 48 heures fait suite à une première grève jeudi qui s'était soldée par 531 autobus endommagés ou incendiés par des grévistes, pour un préjudice financier estimé à 17 millions de reais (environ 5,6 millions d'euros).

Mardi après-midi, la justice a décrété le maintien en service d'au moins 70% de la flotte sous peine d'une amende au syndicat de 50.000 réais (16.500 euros) par jour.

La grève a été lancée après l'absence de résulta d'une audience lundi devant la justice du Travail entre grévistes, membres du syndicat des conducteurs et receveurs (Sintraturb-Rio) et l'organisation patronale des compagnies d'autobus (privées à Rio), la Rio Ônibus.

Les grévistes affirment ne pas "se sentir représentés par (leur) syndicat" et exigent une hausse de salaire supérieure à celle négociée le 11 mars par Sintraturb, pour les porter à 2.500 reais (815 euros). Ils réclament aussi la disparition de la double fonction de conducteur et de receveur.

"Cette revendication n'est pas raisonnable et vient d'un groupe politique qui veut paralyser Rio pendant le Mondial", a déclaré le vice-président du Sintraturb-Rio, Sebastiao José da Silva mardi à la chaîne de TV Globo news.

M. Sansao a affirmé ne pas avoir de plan spécial pour le Mondial en cas de grève.

Des centaines de travailleurs ont dû attendre un bus pendant des heures pour se rendre à leur travail et un chauffeur non gréviste a circulé avec une fausse barbe et des lunettes de peur de se faire agresser aux piquets de grève, selon le site G1 de Globo.

Les commerçants de la ville ont exprimé leur préoccupation car la grève de jeudi avait déjà entraîné un manque à gagner de 250 millions de reais (82 millions d'euros), quelque 60% du chiffre d'affaire quotidien, a rapporté Aldo Gonçalves, président du syndicat des commerces cité par le quotidien O Dia.

A un mois du Mondial de football, Rio est le théâtre de plusieurs grèves dans divers secteurs.

Lundi les professeurs des écoles et collèges publics ont entamé une grève pour de meilleurs salaires et conditions de travail. Les agents de sécurité des banques sont en grève depuis 20 jours. Les agents de la police fédérale, en grève la semaine dernière avant de reprendre le travail ont menacé de rester les bras croisés pendant la compétition.

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a averti que "quiconque voudra manifester le pourra, mais aucun préjudice au Mondial ne sera toléré".

Un total de 170.000 policiers et militaires seront mobilisés pour assurer la tranquilité de la compétition du 12 juin au 13 juillet.

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