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Ukraine : un proche de Poutine et deux sociétés visés par de nouvelles sanctions de l'UE

12/05/2014 04:33 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

Le chef-adjoint de l'administration du Kremlin, Viatcheslav Volodine, et, pour la première fois deux entreprises, dont la compagnie gazière Chernomorneftegaz, figurent parmi les nouvelles cibles de sanctions désignées lundi par l'Union européenne face à la crise en Ukraine.

Déja soumis à des sanctions américaines, M.Volodine fait partie des 13 nouvelles personnalités russes ou pro-russes ajoutées lundi par les ministres européens des Affaires étrangères à une liste de 48 personnes déja sanctionnées.

Dans l'entourage du président russe Vladimir Poutine, M. Volodine est considéré comme l'architecte des mesures anti-occidentales adoptées par le Kremlin depuis deux ans.

La nouvelle liste publiée lundi soir par le Journal officiel de l'UE inclut également le général Vladimir Chamanov, commandant des troupes parachutistes russes. Elle compte aussi des dirigeants séparatistes de l'Est de l'Ukraine, dont Viatcheslav Ponomarev, maire autoproclamé de Slaviansk, bastion de l'insurrection armée pro-russe, impliqué dans la détention pendant une semaine d'une équipe internationale d'inspecteurs militaires de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

Pour la première fois depuis le début de la crise ukrainienne, l'UE a aussi sanctionné deux entreprises, la société gazière Chernomorneftegaz, déjà visée par des sanctions américaines, et le terminal pétrolier Feodosia.

Ces deux sociétés ukraniennes implantées en Crimée ont été confisquées après l'annexion de la péninsule ukrainienne par la Russie en mars.

Ces ajouts portent à 61 au total, outre les deux entités, les personnalités russes ou pro-russes sanctionnées par l'UE pour atteinte à la souveraineté de l'Ukraine.

Si elle élargit sa liste noire, au lendemain de l'organisation dans l'est de l'Ukraine de référendums indépendantistes, l'UE reste dans la phase 2 des sanctions, celle des mesures ciblées consistant en une interdiction de visas et un gel des avoirs.

Divisant les 28 Etats membres de l'UE au vu de l'ampleur des intérêts économiques et politiques engagés, un éventuel passage à la phase 3, celle de sanctions économiques beaucoup plus vastes contre la Russie ne serait examiné qu'une fois tenu le scrutin présidentiel ukrainien du 25 mai.

L'UE jugera en fonction du "comportement de toutes les parties par rapport au déroulement d'élections libres et justes", sont convenus lundi les ministres des Affaires étrangères.

cb/sym

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