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Paix en Colombie: ouverture d'un nouveau cycle de négociations avec "optimisme"

12/05/2014 01:25 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

La guérilla colombienne des Farc a exprimé lundi son "optimisme" à la reprise des négociations de paix avec le gouvernement colombien à La Havane, tout en manifestant son inquiétude quant aux dangers d'espionnage de ses communications.

"Nous sommes des insurgés et nous savons que l'Etat, le régime et tous les acteurs sociaux qui nous sont hostiles ont recours à l'espionnage", a affirmé à la presse Andres Paris, un des délégués des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Ce que nous observons relève de l'espionnage de l'ensemble de la société colombienne", a ajouté le délégué en commentant les informations faisant état d'interceptions par l'opposition colombienne de courriels des Farc et du président colombien Juan Manuel Santos, candidat à sa succession lors de la présidentielle du 25 mai.

Le président Santos a pour sa part attribué ces interceptions de courrier électroniques au "désespoir" de l'opposition qui cherche à "empoisonner" le processus de paix en cours à Cuba depuis novembre 2012.

"Ils sont désespérés, parce qu'avec la paix qui approche, ils perdent leur raison d'être", a assuré le président Santos dans un entretien à l'AFP.

Les Farc, a ajouté Andres Paris, ont "la volonté d'avancer le plus rapidement possible" sur le thème du trafic de drogue, troisième point de l'ordre du jour des négociations de La Havane, en discussion depuis cinq mois.

Selon Jesus Santrich, un autre délégué de la guérilla, il reste "certains désaccords de fond qui relèvent des responsabilités internationales, mais rien qui ne puisse être résolu".

"Tout a une solution et c'est en cela que nous travaillons", a ajouté Jesus Santrich.

Les deux parties ont déjà conclu des accords partiels sur les deux premiers -et plus importants- points de leur ordre du jour, le développement rural et la participation des Farc à la vie politique après la conclusion d'un éventuel accord de paix général.

Après le trafic de drogue, resteront à discuter les dédommagements aux victimes de ce conflit d'un demi-siècle, la fin effective des hostilités et le mode de ratification d'un éventuel accord final.

Ce 25e cycle de négociations doit s'achever le 22 mai, trois jours avant avant l'élection présidentielle en Colombie.

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