NOUVELLES

Oscar Pistorius souffre d'"anxiété", selon une psychiatre

12/05/2014 08:29 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

Le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, accusé d'avoir assassiné sa petite amie en 2013, souffre d'"anxiété", selon une psychiatre citée lundi par la défense à la reprise de son procès.

"C'est mon opinion, Madame, que M. Pistorius souffre d'un trouble d'anxiété", a déclaré Meryll Vorster, citant de nombreux facteurs de stress dans la vie du champion.

L'avocat de la défense Barry Roux l'a appelée pour témoigner sur les sentiments de vulnérabilité de Pistorius, un facteur qui peut lui avoir fait croire que sa petite amie Reeva Steenkamp était un intrus, quand il l'a abattue le 14 février 2013.

Mme Vorster, qui a également interrogé la famille proche et des amis de Pistorius pour compiler son rapport, estime que les troubles de l'athlète double amputé ont commencé quand ses parents l'ont poussé à être normal, quand il était petit. "Au fil du temps, ça a pu entraîner de l'anxiété", selon elle.

Les enfants Pistorius n'ont pas été "apaisés" par leur mère Sheila, qui dormait avec une arme sous son oreiller et "abusait occasionnellement de l'alcool", a poursuivi la psychiatre .

"Les enfants ont été élevés pour voir leur environnement extérieur comme une menace", a déclaré le Dr Vorster, pour qui la mère de Pistorius "a ajouté" à l'anxiété de ses enfants.

A la mort de sa mère alors qu'il était encore adolescent, Oscar Pistorius a perdu son seul modèle, selon elle. Ses parents étaient divorcés.

Quand il a pris son indépendance financière à 21 ans, le jeune sportif "a coupé tous les liens avec son père", a-t-elle poursuivi. Peu de temps après, il a achetait une arme à feu.

"Les personnes souffrant d'anxiété travaillent dur pour contrôler leur environnement", a relevé Meryll Vorster. "En quelque sorte, son programme d'entraînement rigoureux et son régime l'ont aidé à atténuer ses niveaux d'anxiété."

Oscar Pistorius, 27 ans, affirme qu'il a tué son amie Reeva Steenkamp par accident, croyant qu'un cambrioleur était caché dans les toilettes.

L'accusation pense au contraire qu'il l'a abattue sciemment au cours d'une violente dispute.

sf-arb/liu/jpc

PLUS:hp