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Les talibans tirent des roquettes sur Kaboul, pas de victime (responsables)

12/05/2014 01:52 EDT | Actualisé 11/07/2014 05:12 EDT

Les insurgés talibans ont lancé lundi leur offensive de printemps en tirant des roquettes en direction de l'aéroport de Kaboul et des obus de mortier sur la base militaire de Bagram, sans toutefois faire de victime, ont annoncé des responsables afghans et de l'Otan.

"Deux roquettes ont été tirées vers le nord de l'aéroport international de Kaboul", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sediq Sediqqi, affirmant que l'attaque n'avait pas fait de victime.

Les roquettes ont été tirées vers 05H00 (00H30 GMT), à l'heure précise à laquelle les talibans avaient prévenu qu'ils allaient lancer leur offensive de printemps, période d'intensification des combats qui s'interrompt traditionnellement au début de l'hiver, lorsque l'apparition de la neige perturbe les déplacements des insurgés.

L'aéroport de la gigantesque base de Bagram, un complexe militaire sous contrôle américain au nord de Kaboul, a également été visé par des tirs de mortiers, a indiqué de son côté la Force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), sans évoquer de dégât et de victime.

Les talibans ont revendiqués ces attaques via un de leurs comptes Twitter.

L'offensive de printemps, baptisée cette année opération Khaïbar, en référence à une victoire emblématique des musulmans sur les juifs dans les premières années de l'islam, débute en plein entre-deux tours d'une élection présidentielle cruciale pour la stabilité du pays car désignant le successeur de Hamid Karzaï, au pouvoir depuis la fin 2001.

L'opération visera "principalement les envahisseurs étrangers et ceux qui les soutiennent", une référence aux forces gouvernementales afghanes et à leurs alliés de l'Otan, avaient prévenu jeudi les rebelles islamistes.

Chassés du pouvoir en 2001 par une coalition militaire internationale menée par les Américains, les talibans mènent depuis une insurrection que douze ans de présence militaire occidentale n'ont pas réussi à mater.

La persistance des violences suscite l'inquiétude alors que les 51.000 soldats de l'Otan doivent quitter le pays d'ici à la fin de l'année.

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