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Inde: Modi, Gandhi et Kejriwal, trois figures de la campagne électorale

12/05/2014 02:34 EDT | Actualisé 11/07/2014 05:12 EDT

Trois candidats ont marqué le marathon électoral qui s'achève lundi en Inde. Voici de brefs portraits de Narendra Modi, Rahul Gandhi et Arvind Kejriwal avant les résultats de ces législatives qui seront annoncés vendredi.

- Narendra Modi -

Meneur d'hommes sans égal pour ses soutiens, Narendra Modi, le chef du parti nationaliste hindou divise profondément l'Inde, qu'il aspire à diriger, en raison de son passé controversé et de sa personnalité abrupte.

A 63 ans, ce fils d'un vendeur de thé est donné favori pour devenir Premier ministre. Le chef du Bharatiya Janata Party (BJP) incarne l'aile dure de son parti, suscitant la méfiance y compris chez certains des siens.

Modi a axé sa campagne sur le bilan économique de son Etat du Gujarat et s'est constitué une force de soutiens chez les entrepreneurs et les chefs des grandes entreprises, leur promettant de relancer l'économie.

Adepte du yoga et végétarien strict, Modi est décrit dans une récente biographie comme "un moine en mission" et a été imprégné de l'idéologie nationaliste hindoue lors de sa jeunesse passée au sein du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), une organisation aux méthodes paramilitaires.

Ses opposants rappellent les sanglantes émeutes qui ont secoué son Etat du Gujarat en 2002, qu'il dirigeait alors depuis quelques mois, sans provoquer d'intervention des forces de l'ordre. Modi n'a jamais prononcé d'excuses pour ces violences, soulignant qu'il n'a pas été mis en cause judiciairement.

- Rahul Gandhi -

Le fils de l'ancien Premier ministre assassiné Rajiv Gandhi a mené sa première campagne nationale pour le parti du Congrès sans réussir à susciter l'enthousiasme.

Héritier d'une dynastie familiale qui a donné trois Premier ministres à l'Inde, Rahul a été décrit comme réticent à se plonger dans la mêlée politique et à conquérir le pouvoir.

Rahul Gandhi a déclaré qu'il était "absolument opposé au concept de dynastie" politique, alors que sa mère Sonia est présidente du parti du Congrès. Il a souvent été éclipsé pendant la campagne par les déclarations de sa jeune soeur Priyanka.

Décrit comme un dirigeant "sans consistance" dans un document diplomatique américain de 2007 révélé par Wikileaks, il n'a jamais voulu entrer au gouvernement en dépit de plusieurs propositions du Premier ministre Manmohan Singh.

Tout en assurant qu'il pourrait maintenir le Congrès au pouvoir, il a récemment déclaré que la "défaite rendait plus fort", dans une récente interview.

- Arvind Kejriwal -

L'ancien fonctionnaire des impôts devenu pourfendeur de la corruption a secoué la scène politique indienne en décembre en parvenant à la tête de l'exécutif de la capitale New Delhi.

Le dirigeant de l'Aam Aadmi Party (parti de l'homme commun) a démissionné après 49 jours au pouvoir, dénonçant le refus du BJP et du parti du Congrès de créer une commission anti-corruption, un geste interprété comme le lancement de sa campagne électorale pour les législatives.

A 43 ans, Kejriwal s'est lancé dans la conquête du siège de parlementaire de la ville sainte de Bénarès face à Modi dans un duel spectaculaire mais dont il est donné perdant.

Il estime que tant le Congrès que le BJP sont responsables de la corruption qui sévit en Inde, les accusant d'être liés aux grandes fortunes indiennes. "Ce que nous essayons de dire est qu'une poignée de gens dirige ce pays et certains sont des politiques", a-t-il dit récemment.

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