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Génocide arménien : Hollande appelle à "saluer" les messages d'apaisement "d'où qu'ils viennent"

12/05/2014 04:05 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

Le président français François Hollande a appelé lundi soir à Erevan à "saluer" les messages "d'apaisement" d'où qu'ils viennent pour la reconnaissance du génocide arménien, dans une allusion à la Turquie.

"Tous les messages de compréhension, d'apaisement, de tolérance doivent être salués, d'où qu'ils viennent", a déclaré le chef de l'Etat français lors des toasts du dîner d'Etat offert en son honneur par son homologue arménien, Serge Sarkissian.

"Car la reconnaissance du génocide n'est pas destinée à diviser mais à rassembler afin d'éviter que ne se répètent de semblables abominations, ailleurs dans le monde", a-t-il enchaîné.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a fait un geste inattendu à l'occasion du 99e anniversaire du génocide perpétré sous l'Empire ottoman, présentant les condoléances de la Turquie "aux petits-enfants des Arméniens tués en 1915". Mais l'Arménie avait rejeté ces condoléances, réclamant reconnaissance du génocide et "repentir".

François Hollande avait alors estimé que les condoléances de Recep Tayyip Erdogan constituaient "une évolution" mais n'étaient pas suffisantes.

"Aucune porte ne peut être entrouverte au négationnisme", a-t-il également souligné lundi à Erevan, jugeant que "le négationnisme n'est pas une opinion" mais "un outrage à la vérité, une insulte aux victimes et à leurs descendants".

François Hollande a également confirmé qu'il se rendrait en Arménie le 24 avril 2015 pour les commémoration du 100e anniversaire du génocide. "Je serai donc à Erevan à vos côtés au nom du devoir de mémoire mais aussi en cohérence avec la reconnaissance du génocide par la République française", a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Cette loi de 2001, a-t-il également rappelé, a été votée "par toutes les familles politiques françaises".

Selon les Arméniens, 1,5 million des leurs furent tués lors des persécutions et déportations. La Turquie reconnaît des massacres qui ont coûté la vie à 300.000 personnes, tout en réfutant leur caractère génocidaire.

ha/mr

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