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Procès Pistorius: le procureur en chef suggère une évaluation psychiatrique

12/05/2014 01:00 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT
Jemal Countess via Getty Images
PRETORIA, SOUTH AFRICA - AUGUST 19: South African athlete Oscar Pistorius (L) speaks with his lawyer Kenny Oldwage in Pretoria Magistrates Court prior to an indictment hearing on August 19, 2013 in Pretoria, South Africa. Pistorius, 26 is accused of murdering his girlfriend Reeva Steenkamp which Pistorius denies claiming he mistook Steenkamp for an intruder. The indictment was served and the trial date of March 3, 2014 has now been set. (Photo by Jemal Countess/Getty Images)

PRETORIA, Afrique du Sud - Le procureur en chef au procès pour meurtre d'Oscar Pistorius a suggéré lundi qu'il soit soumis à une évaluation psychiatrique, après qu'une experte appelée à témoigner par la défense ait affirmé qu'il souffre d'un trouble anxieux.

La juge Thokozile Masipa ne s'est pas encore prononcée sur la requête.

Le procureur Gerrie Nel a indiqué qu'il n'avait pas d'autre choix que de demander un examen de la santé mentale de Pistorius après le témoignage d'une psychiatre, qui a suggéré que l'anxiété du champion paralympique ait pu influencer sa réaction à une perception de menace.

Pistorius affirme qu'il a abattu sa petite amie Reeva Steenkamp par erreur l'an dernier, quand il croyait qu'un cambrioleur s'était introduit dans sa salle de bain. La poursuite croit plutôt à un meurtre prémédité commis au terme d'une querelle.

La psychiatre Merryl Vorster a indiqué que certains événement survenus dans la vie de Pistorius, comme l'amputation de ses deux jambes sous le genou à l'enfance et l'habitude qu'avait sa mère de dormir avec une arme sous l'oreiller, ont pu contribuer à «augmenter son niveau de stress».

Pistorius, selon elle, est un individu plutôt méfiant et prudent. Elle a ajouté qu'il a témoigné de «niveaux croissants de stress» pendant sa vie quand elle l'a rencontré plus tôt ce mois-ci. Mme Vorster a aussi rencontré des membres de sa famille, des amis et son agent.

Elle a ajouté que Pistorius, en raison de son handicap, répond aux menaces d'une manière différente. Elle a dit qu'il serait plus susceptible d'affronter un intrus, puisque son handicap complique sa fuite.

Puis, lors du contre-interrogatoire de Me Nel, la docteure Vorster a admis qu'un individu atteint d'un trouble anxieux comme celui qu'elle a détecté chez Pistorius, et qui en plus aurait accès à une arme, représenterait un danger pour la société.

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