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Dix morts dans un attentat au camion piégé à Baidoa, grande ville du sud de la Somalie (police)

12/05/2014 12:07 EDT | Actualisé 12/07/2014 05:12 EDT

Dix personnes ont été tuées lundi dans un attentat à Baidoa, grande ville du sud somalien, dans un attentat au camion piégé visant un haut responsable local, selon des sources policières et hospitalière.

"La cible était un véhicule transportant un haut responsable local qui en a réchappé", a déclaré à l'AFP un responsable de la police, Mohamed Moalim Abdirahman, qui avait initialement fait état d'un premier bilan de cinq morts, deux gardes de l'escorte du responsable visé et trois civils.

Un autre policier, Adan Bare, a plus tard indiqué à l'AFP que dix personnes avaient finalement péri dans l'explosion d'un camion piégé au passage du convoi. Des membres de l'escorte figurent parmi les tués, a-t-il ajouté sans en préciser le nombre.

"Nous avons reçu six cadavres et trois personnes sont mortes de leurs blessures à l'hôpital", a expliqué de son côté à l'AFP Mohamed Adam, infirmier à l'hôpital de Baidoa, ajoutant que le corps d'une victime avait été récupéré directement sur les lieux par ses proches.

Baïdoa, l'un des principaux bastions des insurgés islamistes shebab, qui contrôlaient la ville depuis 2009, avait été reprise en février 2012 par les troupes éthiopiennes, entrées en novembre précédent en Somalie et qui ont depuis intégré la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, mais les shebab, en difficulté sur le terrain militaire face à la puissance de feu supérieure de l'Amisom qui épaule la fragile armée somalienne, ont abandonné le combat conventionnel pour les actions de guérilla et multiplié les attentats.

Onze personnes, en majorité des femmes et des enfants avaient été tuées dans l'explosion d'une bombe sur un marché de Baïdoa en avril 2012.

Les shebab ont essuyé une série ininterrompue de revers militaires depuis qu'ils ont été chassés de Mogadiscio par l'Amisom en août 2011, qui les a contraint à abandonner l'essentiel de leurs bastions du sud et du centre de la Somalie, mais ils contrôlent encore de vastes zones rurales.

La Somalie a plongé dans le chaos depuis la chute du président Siad Barre en 1991 et est privée depuis réelle autorité centrale. Milices claniques, gangs criminels et de pirates ainsi qu'islamistes se partagent de plus ou moins vastes portions du territoire somalien.

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