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Ouverture de la campagne électorale pour la présidentielle syrienne

11/05/2014 05:25 EDT | Actualisé 11/07/2014 05:12 EDT

La campagne pour l'élection présidentielle controversée du 3 juin s'est ouverte dimanche en Syrie, où les portraits de Bachar al-Assad, assuré de l'emporter sans surprise, ont fleuri.

Trois candidats, dont le président Assad, sont en lice pour cette élection. Il s'agit théoriquement de la première présidentielle depuis plus de cinquante ans en Syrie, M. Assad et son père Hafez, qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1970 à 2000, ayant été nommés à l'issue de référendums.

A Damas, des dizaines de pancartes représentant le drapeau syrien frappé du mot "ensemble" écrit à la main et de la signature de Bachar al-Assad sont apparus dans les quartiers sécurisés du centre-ville. "Bachar al-Assad, notre choix unique", pouvait-on lire sur d'autres immenses banderoles.

Dans un jardin public proche de la rue commerçante de Salhié, des portraits de Bachar al-Assad, d'Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais allié du régime, et de Hafez al-Assad, s'affichent sur les murs.

Un peu plus loin, sur la place Sabaa Bahrat, un panneau offert "par des citoyens syriens" affirme "Nous ne fermerons pas l'oeil jusqu'à ce que l'on dise oui à l'ophtalmologue (la profession de Bachar al-Assad, ndlr). Nous votons pour toi, 2014".

"Notre Bachar nous n'acceptons d'autre président que toi, nous t'avons choisi, tu as notre loyauté", pouvait-on également lire sur des pancartes, ou tout simplement "On t'aime", sous un portrait de M. Assad souriant.

Par ailleurs, plusieurs pancartes à la gloire du candidat Hassan al-Nouri, un homme d'affaires damascène, sont apparues dans la capitale, appelant à "la lutte contre la corruption", au "multipartisme économique" et au "retour de la classe moyenne". La télévision officielle a également diffusé l'un de ses clips de campagne.

Le scrutin, qui se déroulera uniquement dans les territoires contrôlés par le régime, dans un pays ravagé par trois années de conflit sanglant, a d'ores et déjà été qualifié de "farce" par l'opposition et des pays occidentaux.

rm/cbo

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