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Syrie: 100.000 civils ont fui les combats entre jihadistes dans l'Est (ONG)

10/05/2014 09:25 EDT | Actualisé 10/07/2014 05:12 EDT

Plus de 100.000 civils ont dû fuir leurs villages dans la province syrienne de Deir Ezzor en raison des violents combats entre groupes jihadistes rivaux, a rapporté samedi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les combats entre l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le groupe jihadiste le plus radical, et le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, ont fait depuis le 30 avril 230 morts parmi les combattants, dont 146 Al-Nosra et d'autres brigades islamistes. Certains ont été exécutés par l'EIIL, selon l'ONG.

L'exode par dizaines de milliers de la population a commencé à cette même date, après l'intensification de la guerre dans cette province de l'est syrien entre les deux groupes, pourtant engagés contre le régime de Bachar al-Assad.

Cette guerre fratricide avait commencé en janvier, l'EIIL ayant été accusé de volonté hégémonique et des pires atrocités à l'égard des civils, des militants pacifistes et des rebelles. Des milliers de personnes ont péri depuis, selon l'OSDH.

L'EIIL avait été chassé de la province d'Alep (nord) et s'était retiré de la province pétrolière de Deir Ezzor en février. Mais des "cellules dormantes" du groupe sont passées à l'offensive le 30 avril et depuis, l'EIIL a repris plusieurs localités de Deir Ezzor.

"Vendredi soir, l'EIIL est parvenu à reprendre la totalité de l'ouest de la province", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

L'EIIL, qui a une interprétation extrême de l'islam, a affirmé à plusieurs reprises avoir flagellé, exécuté voire crucifié des Syriens pour avoir bu de l'alcool, fumé une cigarette ou encore ouvert une page Facebook.

Le guerre en Syrie, qui a débuté par une révolte pacifique contre le régime, est devenue plus complexe avec l'apparition de ce groupe qui avait revendiqué des attentats suicide contre l'armée et les combats avec d'autres groupes jihadistes.

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